La boîte de Schrödinger

La semaine dernière, les Studios Walrus, éditeurs et créateurs francophones de contenus numériques, annonçaient avec fierté la sortie de la « Saison 2 » de la boîte de Schrödinger. Comme je suis toujours à la pointe de la nouveauté, prêt à vous livrer les dernières infos croustillantes du monde numérique, je vais m’atteler aujourd’hui à vous présenter… la première saison de la boîte de Schrödinger, sortie il y a des mois de cela !

Pour commencer, une petite présentation du concept s’impose. Ceux qui n’ont jamais entendus parler de cette collection doivent en effet être largués. Une saison ? La boîte de quoi ? Oui, j’ai bien parlé de saison, mais il ne s’agit en rien d’une série, mais bien d’un livre numérique, un recueil de nouvelles pour être plus précis. A travers cette collection, les Studios Walrus ont pour ambition de reprendre le concept de la Quatrième dimension, une expérience télévisuelle qui rassembla de nombreux auteurs, scénaristes autour du Fantastique. L’idée est ici de reprendre le concept, en permettant aux auteurs qui rêvent de s’y coller de prendre en main une « saison » de la boîte (autrement dit un recueil de nouvelles) où mener le lecteur dans un univers propre et original. Le fil conducteur de la « série » étant le fantastique, la peur et l’extraordinaire.

Tout un programme n’est-ce pas ? Que les Studios Walrus vous présenteront d’ailleurs mieux que moi ! Voilà donc où j’en étais au moment d’acheter la saison 1 de la boîte de Schrödinger, rédigée par Olivier Gechter. Note importante : chaque saison de la boîte de Schrödinger est vendue en différents épisodes, avec chacun une thématique propre. Il y a également possibilité d’acheter toute la saison en un seul ebook, solution pour laquelle j’ai opté, moi qui n’ai pas peur de l’inconnu ! J’en profite au passage pour souligner l’intérêt de la chose. Si je trouve le concept d’épisodes très intéressant dans l’édition numérique (notamment car cela permet de découvrir des livres à très bas prix), j’apprécie que le lecteur ait la possibilité de tout acheter en un bloc. J’aurais d’ailleurs aimé me procurer le Waldganger de Numérik.livres en un seul fichier plutôt qu’en six épisodes, même si ce n’est qu’un détail.

Que dire de ma lecture de la boîte de Schrödinger ? En un mot : surprenante ! Pour ne rien vous cacher, je suis parti sur un mauvais départ, et les premières nouvelles m’ont fait craindre le pire. Non pas qu’elles soient mauvaises, mais elles incluent un élément que je n’ai clairement pas l’habitude de lire : l’humour. Oui, vieux jeu que je suis, je ne m’attendais pas à trouver de l’humour dans des nouvelles fantastiques. Certes, tout écrivain emploie l’humour à un moment ou à un autre, mais Olivier Gechter lui donne ici une place très importante, et nous dépeint un univers (ou plutôt plusieurs univers, chaque nouvelle étant différente) complètement décalé, où les chutes font souvent rire ou sourire, même sur des sujets clairement sérieux, comme notre amie la grande Faucheuse.

La surprise de l’humour passée, force est de constater que la mayonnaise prend bien (expression que j’ai récemment comprise en essayant de faire monter la première mayonnaise de ma vie). La saison est divisée en plusieurs sous-thématiques plutôt curieuses mais bien choisies : la nourriture, la promenade, le contrôle, la mise en abîme, l’immortalité. Il nous y promène selon son humeur à travers le temps (avec une nette préférence pour la science-fiction) et nous fait découvrir êtres et entités plus ou moins loufoques, comme cette créature chocolatée qui ne manquera pas de hanter vos nuits les plus sombres.

Nous obtenons au final un recueil plutôt curieux et original, qui me donne personnellement envie de poursuivre la lecture avec la saison 2, histoire de voir ce qu’un autre auteur a pu faire de ce concept. Je conseille la lecture de la saison 1 à tous les amateurs d’humour, de fantastique et de science-fiction décalée. En revanche, je le déconseille fortement à quiconque est allergique à l’humour ou s’attend à des textes sérieux et torturés !

Comme d’habitude, vous trouverez la boîte de Schrödinger chez tous les bons fournisseurs interstellaires de livres numériques, pour la modique somme de 0,99€ par épisode, ou 3,99€ pour la saison entière (choix plus économique au passage).

Retour écrit pour le club des lecteurs numériques

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