Vert-de-gris, de G.A Tremblay

Vert-de-gris

Aujourd’hui est une grande première chers lecteurs, car je vais vous parler d’un thriller environnemental, rien que ça ! Le livre numérique en question s’intitule Vert-de-gris, et a été auto-édité par G.A Tremblay. Pour tout dire, j’ai découvert ce livre après que son auteur a publié un commentaire sur ce blog. Après avoir navigué un petit moment sur son site Internet, je me suis laissé tenter par l’achat de son roman. Outre le synopsis, qui me paraissait intéressant, j’étais intrigué par le profil atypique de l’auteur, qui est scientifique en biologie moléculaire et cellulaire. Vert-de-gris est en quelque sorte la version romancée de l’une de ses études, qui indiquait un lien possible entre l’émergence de la tuberculose à l’ère industrielle et la pollution atmosphérique… Voilà qui en jette !

Vert-de-gris est donc un thriller environnemental sur les sujets qui intéressent notre scientifique. On y suit Émile Granger, un étudiant français qui débarque au Canada pour terminer son doctorat de sciences environnementales dans un prestigieux laboratoire de recherche. Il y retrouve son ami canadien André Dubreuil, qui suit les mêmes études. Seulement les choses se corsent quand André est retrouvé mort dans sa voiture, suite à un apparent suicide au monoxyde de carbone. Émile Granger aurait pu croire à la thèse du suicide s’il ne connaissait pas si bien son ami, qu’il savait proche de révéler une étude sur l’impact de la pollution atmosphérique, qui aurait pu avoir des conséquences désastreuses sur certains industriels.

Il s’ensuit une enquête complexe, lors de laquelle Émile devient lui-même traqué, à la fois par la police qui le suspecte et par le FLAG, un mystérieux groupe éco-terroriste de Montréal qui semble en lien direct avec l’assassinat d’André. Le roman alterne alors entre l’enquête d’Émile et les actions du FLAG, ou plus particulièrement de son leader Edgar, un mystérieux scientifique qui n’hésite pas à tester ses hypothèses sur des patients humains, avec un sadisme assumé.

La première chose que l’on peut dire sur Vert-de-gris, c’est que G.A Tremblay ne ment pas sur son identité ! On sent derrière ce roman un auteur qui maîtrise son sujet, et parvient à nous proposer un roman scientifique tout à fait convaincant. Rassurez-vous, le côté « scientifique » ne vient pas gâcher le côté « roman », et on sent d’ailleurs que l’auteur mêle ici sa passion professionnelle à sa passion de l’écriture.

En ressort un texte assez captivant, grâce à une enquête qui ne cesse de se complexifier. L’intrigue est agréable et les personnages cohérents, quoi que peut-être un peu trop nombreux. J’ai en particulier apprécié le personnage d’Edgar, que vous pouvez voir sur la couverture, toujours dissimulé par son fameux masque à gaz. Ce scientifique un peu dérangé dégage résolument quelque chose, tout au long du roman, et donne d’ailleurs naissance à quelques scènes de tortures ou d’expérimentations assez horribles.

Si je recommande sans hésiter ce roman à tous les amateurs du genre, je noterais tout de même deux défauts de Vert-de-gris. Le premier est un certain nombre de coquilles parsemées dans le texte. Ces dernières ne sont pas issues d’un manque de maîtrise de l’auteur, qui manie très bien sa plume, mais plutôt, selon moi, d’une relecture/correction pas suffisamment poussée. Il faut dire que le roman est assez conséquent, d’où ces fautes d’inattention de la part de l’auteur. Le second défaut concerne juste la « révélation finale », qui m’a parue être annoncée de manière assez maladroite vers la fin du roman, et qui n’a donc pas vraiment l’effet escompté. Ce détail n’a pas du tout gâché ma lecture, mais j’ai trouvé ça quelque peu dommage.

Bref, je recommande particulièrement Vert-de-gris à ceux qui aiment les thrillers et les romans un poil scientifiques, qui se sentent proches des mouvements écologistes ou aimeraient au contraire devenir des scientifiques malsains et meurtriers !

Petite mention de la citation qui vient débuter le roman et nous met tout de suite dans le bain : « Le progrès technologique est comme une hache entre les mains d’un criminel pathologique. » Albert Einstein, 1917.

Si vous êtes tenté par cette lecture assez originale et plutôt intense, vous trouverez le roman sur Amazon pour la somme de 3,08€ (une excentricité  certainement due au système très peu pratique de fixation de prix KDP).

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