Comparatif des services d’impression à la demande

Si je vous ai déjà parlé de l’impression à la demande ici, mon expérience en la matière reste assez limitée. Ce n’est pas le cas de Sophie Renaudin, auteur des romans Réel et Le Dragon Blanc, livres qu’elle propose tous deux à la vente via l’impression à la demande.

Après avoir testé les services de POD Lulu et CreateSpace, Sophie a justement accepté de venir partager son retour d’expérience ici, à travers un article très complet que je me fais un plaisir à partager ici.

C’est donc en lui adressant un grand merci que je vous laisse dès à présent découvrir l’avis de Sophie sur les services d’impression à la demande :

POD

L’impression à la demande : principes et comparatif

 Le livre numérique est un outil précieux dans l’arsenal de l’auteur auto-édité. Mais celui-ci doit également beaucoup à un autre système émergent qui a le vent en poupe ces dernières années : l’impression à la demande ou POD.

Car il faut bien dire qu’en France, beaucoup de personnes sont encore réfractaires au numérique et ne jurent que par le contact du papier dans leurs mains. La POD est alors la solution idéale pour se faire imprimer à moindre coût tout en gardant la maîtrise totale de son ouvrage : choix de la couverture, du format, du prix de vente…

De plus en plus d’entreprises apparaissent sur le web pour s’emparer du marché et diversifier les offres. Citons-en quelques-unes parmi les plus connues : Lulu, Books on Demand, The Book Edition, CreateSpace, ImprimerMonLivre.com, Bookelis.

POD

Les services d’impression à la demande ne manquent pas !

Ayant moi-même auto-publié deux livres dans les douze derniers mois, je me suis à la demande de mon entourage penchée sur la POD. J’ai d’abord fait appel à Lulu, puis à CreateSpace.

Petit tour d’horizon de ce que j’ai appris sur le sujet, et comparatif de ces deux imprimeurs.

La plateforme

La très grande majorité des contacts et des opérations avec un imprimeur à la demande se font en ligne. La clarté du site web et de la plateforme de création est donc primordiale.

Malheureusement, c’est plus facile à dire qu’à faire. Bien qu’à première vue, Lulu et CreateSpace présentent tous deux un site d’aspect professionnel, CreateSpace a encore un gros défaut pour ses clients de l’hexagone : il opère uniquement en anglais. Mieux vaut donc se débrouiller avec la langue de Shakespeare ou demander de l’aide à un(e) ami(e) plus doué(e).

CreateSpace POD

Mieux vaut ne pas être allergique à l’anglais si vous comptez utiliser CreateSpace.

Quant à Lulu, ils ont bel et bien une vitrine française… mais le site a une fâcheuse tendance à accueillir le visiteur au hasard avec la plateforme allemande, anglaise voire néerlandaise. La détection automatique du pays n’est pas encore au point. Heureusement, cela se corrige assez vite.

Au niveau de l’accessibilité des informations, c’est CreateSpace qui remporte la palme. Les deux sites disposent d’une FAQ, mais le système de recherche de Lulu est très brouillon : confusion entre ses bases de données françaises et anglaises, informations obsolètes… Peut mieux faire. Chez un concurrent comme chez l’autre, on peut également compter sur un forum d’entre-aide des membres ainsi que sur un service de support client.

La distribution

Beaucoup d’imprimeurs à la demande offrent un catalogue de leurs auteurs publiés. En théorie, tout le monde peut donc trouver votre livre en ligne et l’acheter. En pratique, la majorité des visiteurs du site d’un imprimeur sont des auteurs qui s’intéressent plus aux services proposés qu’aux livres de leurs collègues.

LULU.COM

Certaines plateformes de POD disposent également d’une boutique.

Pour obtenir plus de visibilité vers le grand public, il y a des solutions.

Lulu propose globalREACH, un réseau de diffusion incluant entre autres Amazon et Barnes & Noble.

CreateSpace faisant partie du groupe Amazon, il vous offrira bien sûr le choix de publier votre livre sur Amazon, mais également dans d’autres boutiques en ligne (non précisées). Attention toutefois, certaines contraintes de format et l’existence d’un ISBN doivent être respectées, et vos revenus d’auteur seront bien plus maigres lors d’une vente si l’un de ces sites extérieurs.

Prix et revenus

Un imprimeur à la demande digne de ce nom vous demandera de fixer vous-même le prix de vente de votre livre. Gardez en tête que plus il sera bas, plus vous encouragerez l’achat coup de cœur. Vérifiez aussi si le prix que vous fixez est hors taxe ou non.

CreateSpace vous demande le prix HT auquel il ajoute la TVA du pays concerné (en France, 5,5%) pour calculer le prix catalogue. Si vous fixez un prix de 12€, votre livre apparaîtra donc à 12,66€, ce qui ne fait pas très professionnel (eh oui, ça joue).

Lulu affiche sur son catalogue le prix que vous lui fixez et ajoute la TVA à la toute fin du paiement du client, après le choix de la méthode de livraison. C’est un système assez contestable, mais au moins vous savez ce que verra le client. (À noter que j’ignore comment cela se répercute sur globalREACH.)

Le calcul du revenu d’un auteur chez Lulu

À titre d’exemple, voici la méthode de calcul du revenu d’auteur de Lulu lorsque vous effectuez une vente sur leur catalogue :

Revenu = (Prix fixé – Coût de fabrication)*80%

À savoir que pour un roman à dos carré-collé grand format de 420 pages, le coût de fabrication s’élève à 10,65€. En le vendant à 15€, mes revenus par exemplaire se montent à 3,45€. Les 20% qui semblent s’évanouir dans la nature sont la marge de Lulu.

Le calcul du revenu d’un auteur chez CreateSpace

Chez CreateSpace, c’est un peu plus compliqué. Les coûts changent selon que le livre est :

  • vendu sur Amazon Europe et imprimé en Grande-Bretagne
  • vendu sur Amazon Europe et imprimé ailleurs en Europe
  • vendu sur le catalogue CreateSpace, Amazon.com ou ailleurs

Or il est probable que vous vendrez surtout sur Amazon, attendu que vos lecteurs n’auront pas nécessairement envie de fouiller un site en anglais pour trouver votre livre, et attendu qu’Amazon est encore la boutique en ligne qui offre le maximum de visibilité pour peu qu’on sache tirer son épingle du jeu.

Et contrairement à ce que souhaiterait la logique, la plupart du temps, lorsque vous commandez un livre sur Amazon France, il sera imprimé en Grande-Bretagne. Attendez-vous donc à devoir gérer des livres sterling.

Revenu = Prix fixé – Marge du vendeur – Charge fixe – Charge par page*Nombre de pages

Soit pour un livre vendu sur Amazon.fr et imprimé au Royaume-Uni :

Revenu = Prix fixé*60% – 0,70£ – 0,01£*Nombre de pages

Sur un roman à dos carré-collé grand format de 270 pages vendu 10€ ou 7,39£, je reçois 1,35£ soit environ 1,86€. Si le livre était imprimé en Europe, je recevrais 2,23€. Le passage par la Grande-Bretagne se fait donc au dépriment de l’auteur.

livres en POD

A droite un livre imprimé par Lulu, à gauche un livre imprimé par CreateSpace

Les exemplaires d’auteur

La plupart des entreprises de POD vous permettront d’acheter votre propre livre à tarif préférentiel.

C’est le cas de Lulu, qui vous vendra automatiquement l’ouvrage à son coût de fabrication – soit dans mon cas, pour le livre à 15€ que j’évoquais plus haut, à 10,65€. Ils proposent aussi à leurs auteurs des réductions sur les grosses quantités (à partir de 15 exemplaires) ainsi que des offres promotionnelles régulières.

CreateSpace vous vendra vos exemplaires d’auteur en dollars, mais leurs tarifs sont très compétitifs : 3,70$ pour mon second roman de 270 pages.

La livraison

Là où CreateSpace trébuche, c’est à la livraison.

Impression à la demande

Les frais de livraison CreateSpace peuvent être assez élevés.

À moins que vous n’achetiez vous-même vos livres pour les vendre dans des salons, une bonne partie de vos revenus seront générés par les lecteurs que vous enverrez directement sur le catalogue de votre imprimeur. C’est donc votre client qui devra payer les coûts de livraison et en subir les délais. Mieux vaut que la prestation soit à la hauteur pour ne pas décourager de futurs achats.

Faisons un essai avec Lulu. Je commande un livre. On me propose trois options de livraison : sous 4 à 7 jours ouvrés pour 3,99€, sous 1 à 2 jours ouvrés pour 8,99€, en express (sous 1 jour ouvré) pour 14,99€. Pour un ouvrage à 15€, ce n’est pas vraiment donné. À noter aussi qu’il faut ajouter aux estimations des délais le temps de l’impression de l’ouvrage, qui peut prendre de 3 à 5 jours.

Je commande à présent chez CreateSpace. J’ai le choix entre une livraison dans 6 semaines à 4,88$, dans 4 semaines pour 7,99$ ou, si vraiment je suis « pressée », dans 6 jours pour 14,38$.

Tout de suite, Lulu semble plus intéressant.

Si vous faites imprimer chez CreateSpace, la meilleure solution consiste donc à faire passer vos lecteurs par Amazon. La marque s’appuie sur un réseau d’expédition très solide et livre gratuitement dans beaucoup de pays, ou à 1 centime en France. Mais pour vos exemplaires d’auteur, il va falloir faire un choix…

La qualité

Ça y est : votre ouvrage est créé, disponible en ligne, vous l’avez acheté et fait livrer. Quel bonheur de le tenir enfin entre vos mains ! Mais êtes-vous satisfait(e) du résultat final ? Veillez toujours à commander un exemplaire test pour vous en assurer avant de le diffuser auprès de vos lecteurs.

Que ce soit pour Lulu ou CreateSpace, je me déclare pour ma part satisfaite. Papier de bonne qualité, impression nette, mise en page respectée… Excepté pour une chose. Un problème que vous risquez malheureusement de retrouver chez toute entreprise de POD : une marge d’erreur sur l’image de couverture.

Si vous créez vous-même la couverture et la fournissez toute prête, le prestataire vous demandera toujours de lui donner une image légèrement plus grande que la taille dont il a besoin. La raison en est simple : à chaque impression peut se produire (et se produira souvent) un léger décalage. La tranche peut ne pas être complètement centrée, ou être un chouïa de travers. Mieux vaut ne pas s’attendre à ce que l’objet-livre soit absolument parfait sous peine de déception.

Tranche POD

Notez le léger décalage en haut à droite de la tranche

Et le numérique, dans tout ça ?

Bien qu’ils fassent commerce dans le papier, les imprimeurs à la demande ne sont pas pour autant insensibles à l’essor du numérique.

Ainsi, Lulu propose également des ebooks sur son catalogue. Il se charge de guider l’auteur un peu perdu à travers sa mise en page et même de convertir lui-même le fichier en ePub ou PDF.

Enfants de Prométhée

Lulu vous permet de vendre une version papier et une version numérique du même livre.

Il existe toutefois d’autres plateformes de vente plus adaptées au numérique (et plus intuitives) telles Amazon, Kobo ou Youscribe. Je ne vois d’intérêt à publier votre ebook chez Lulu que pour ceux de vos lecteurs qui pourraient vouloir acheter formats papier et numérique en même temps ; pour commencer à lire sur leurs liseuses sans attendre d’être livrés, par exemple.

Quant à CreateSpace, une fois votre livre papier prêt, il vous proposera automatiquement de sortir l’ebook correspondant sur la librairie numérique d’Amazon. Attention toutefois : il utilisera le même fichier texte que celui de votre ouvrage imprimé. Or sa mise en page ne sera pas nécessairement adaptée au numérique. J’ai pour ma part préféré passer par mon compte KDP : plus compliqué mais plus soigné.

Conclusion

Pour peu que l’on soit prêt à s’impliquer dans le processus de création de son livre imprimé, la POD offre une alternative très intéressante et malheureusement trop peu connue aux « nouvelles maisons d’édition » qui fleurissent ces dernières années sur la toile et entendent vendre leurs services aux auteurs en mal de reconnaissance. De plus en plus d’entreprises s’engouffrent dans la brèche et font jouer la concurrence. À l’auteur ensuite de savoir tirer son épingle du jeu.

Qui sait : peut-être ne fera-t-on plus dans trente ans que de l’impression à la demande ?

A propos de l’auteure de cet article

Sophie Renaudin est une écrivaine auto-éditée spécialisée dans les littératures de l’imaginaire. Elle fait connaître son travail et son parcours sur le site Le Dragon à Plumes.

A ce jour, Sophie Renaudin a auto-publié deux ouvrages :

  • Réel : un roman de science-fiction qui s’intéresse aux mondes virtuels et aux jeux vidéos.
  • Le Dragon Blanc : un roman de fantasy qui constitue le tout premier tome de la saga des Enfants de Prométhée.

N’hésitez pas à découvrir son site internet pour en savoir plus sur son travail.

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21 réflexions sur “Comparatif des services d’impression à la demande

  1. Il existe de vrais petit imprimeurs qui font des prix très raisonnables sur les petites quantités. Je ne suis pas sûr que ça les amuse de tirer exemplaire par exemplaire, mais à partir de 10 ex. ça devrait leur convenir. Les prix n’ont rien à voir avec ceux de ces grosses machines, c’est beaucoup moins cher. Mon imprimeur est à Paris centre donc très facilement joignable, pas de frais de port pour les parisiens qui se déplacent, sinon livraison gratuite pour moi, mais moi je leur laisse un CA conséquent.

    • Merci pour ce commentaire, Pédro. Effectivement, les imprimeurs font rarement un exemplaire unique, car cela demande trop de travail pour pas grand chose. En revanche, j’ignorais que certains imprimeurs pouvaient n’imprimer qu’une dizaine d’exemplaires. Cela peu être intéressant car, d’après les dires, l’impression à la demande offre une qualité limitée par rapport à un imprimeur traditionnel.

      Je pense que la grande différence entre un imprimeur et un service d’impression à la demande est que le premier est beaucoup plus intimidant/difficile à trouver pour un auteur indépendant.

      • Je ne sais pas si on peut faire de la pub, mais mon imprimeur est Trèfle communication, 50 rue Saint Sabin, 75011 Paris. Il tire mes ouvrages selon mes demandes à 10, 20, 30 ou 50 ex. Globalement le prix au livre est presque le même, il est donc intéressant de faire des courts tirages répétés si on n’est pas sûr des ventes.

    • Bonjour,

      J’ai trouvé votre nom – et c’est son origine qui explique ce courrier – sur le site « souffle numérique ». J’ai écrit un tapuscrit (que je ne peux qualifier de « roman ») titré HISPANIDAD et envisage de l’auto-publier. Mais je ne suis pas sûr qu’il en soit digne. Aussi, j’aimerais, à la fois parce que vous êtes vous-même auteur et espagnol, vous faire parvenir synopsis, note d’intention et quelques extraits. Et que vous me disiez ce que vous pensez de la « justesse morale » et littéraire de sa publication.
      Acceptez-vous ?

      Cdlt

      Frédéric PITERS

      frederic.piters@gmail.com

  2. Pingback: Edilivre, le meilleur compromis ? | L'Antre du Dragon à Plumes

  3. Merci beaucoup pour cet article et toutes les précisions qu’il apporte. Il répond précisément à des questions que je me posais ces derniers temps.

  4. la question du site de createspace en anglais n’est pas un problème. je ne parle pas un mot d’anglais et il me faut 10 mn pour traduire une page A4. Mais avec le navigateur Google Chrome et son traducteur automatique, le site de Createspace est traduit au fur et à mesure que l’on le consulte. En moyenne dans les 5 ou 10 secondes selon le trafic sur internet. Exception pour les textes en pop-up que le navigateur Google ne peut traduire, mais c’est environ 5% du site. Et il reste toujours la possibilité de copier-coller le contenu des pop-up dans le traducteur en ligne de Google, 1 mn à peine pour le faire.
    J’ai auto-édité mon livre de cette manière sans problème.

      • Merci beaucoup! J’ai publié récemment amazon Kindle et m’entend souvent dire  » ah si tu avais une édition papier je l’achèterais » Je n’ose pas trop me lancer,j’ai peur de galérer avec que create space en anglais . J’avoue que la solution du petit éditeur pour de petites quantités m’ouvre des horizons Merci beaucoup!!

  5. Pingback: Amazon, et après? - Operation Cheesestorm

  6. Je vais détailler un peu mon expérience avec ces sites ici, et vous dire pourquoi je ne vous les conseille pas. J’ai écrit un livre au format A4, en couleurs, je dispose de mon propre numéro d’ISBN, et mon livre a un numéro de dépôt légal à la BNF. Et je souhaite imprimer à la demande.

    Lulu : Lulu ne permet d’utiliser son propre numéro d’ISBN que si vous choisissez un format de livre éligible. Malheureusement, le format A4 ne permet pas d’utiliser son ISBN. J’ai donc passé mon chemin.

    CreateSpace : Ne permet pas de choisir le format A4 pour son livre. Poubelle.

    ImprimerMonLivre : Ne permet pas de passer une nouvelle commande. Il faut donc créer une nouvelle commande à chaque fois qu’on souhaite imprimer un exemplaire de son livre. Et à chaque fois, il faut choisir à nouveau les options (nombre de pages, choix couverture, choix impression, etc.) et re-télécharger ses fichiers. Puis il faut à nouveau attendre que le site sortent une analyse de ses fichiers (plusieurs heures d’attente quand même). Bref, ce n’est clairement pas fait pour l’impression à la demande mais plutôt pour ceux qui souhaite acheter tous leurs livres en une seule et unique fois… Je passe donc mon chemin.

    BoD : Il faut s’abonner. Ils ont plusieurs options « formules » d’abonnement, dont des payantes. Le premier abonnement payant (19€ l’année) nous permet d’avoir un numéro d’ISBN et de dépôt légal, mais il est en revanche impossible d’utiliser ses propres numéros si on en dispose déjà. Le site génère automatiquement un ISBN. Les options d’abonnement non payant ne permettent pas d’utiliser son numéro d’ISBN. Je passe donc mon chemin.

    Bookélis : Je suis en train de voir avec Bookélis, mais je me heurte à des soucis techniques.

    CreateMyBooks : Vous ne l’avez pas inclus dans votre comparatif mais il existe aussi le site belge CreateMyBooks.com. Le souci avec ce site c’est que leur support clientèle n’est toujours pas dispo en français (en tout cas, jamais eu de réponses à mes messages envoyés en français) et le support clientèle en cas de souci est quasi-inexistant. Ils répondent une fois sur deux.

    De plus, j’ai été arnaqué environ 65€. J’ai passé commande mais l’imprimeur m’a dit avoir des soucis avec certaines de mes polices (alors qu’ils avaient bien réussi à imprimer le même livre mais en versions non-finales auparavant. Allez comprendre). Commande passée en novembre 2015 et le livre n’est toujours pas reçu. De plus, ils ne répondent plus aux courriels et ils se disent toujours indisponibles quand on appelle. J’ai laissé tombé dégoûté car s’ils n’avaient pas choisi de me « bannir », j’aurais pu faire tout ce que je voulais avec ce site. Facile à créer sa couverture, facile à télécharger son livre. Possible de donner le lien de son livre aux proches et amis, etc. Mais hélas, manque flagrant de professionnalisme et arnaqueur.

    Il me faut trouver le site qui conviendra à mes besoins et pour l’instant, il n’y en a aucun. J’ai besoin de pouvoir facilement télécharger mon livre au format A4 en couleurs, facilement créer une couverture, et facilement mettre le livre en vente sur internet.

    • Merci énormément pour ce retour complet et détaillé, je pense qu’il pourra beaucoup intéresser ceux qui s’apprêtent à se lancer dans l’impression à la demande. Dommage que vous n’ayez pas encore trouvé le service qui vous convient parfaitement.

  7. Bonjour,

    Pour ma part, j’imprime mes BD couleur chez Thebookedition.com
    Je suis satisfaite du résultat. Le seul bémol est qu’ils ne permettent pas d’avoir une couverture cartonnée et que l’impression reste assez chère (car en couleurs).
    Cordialement,

  8. Bonjour, Je vais vous ajouter des choses au sujet de createspace que vous n’avez pas mentionné. J’ai publié plusieurs livres sur createspace (format papier) et KDP Amazon même service pour la version numérique voir ici: http://andreamrena.blogspot.com/2014/08/writer-ecrivain.html.
    Bien: résumons nous: vous vous êtes crevés à écrire un livre, à le mettre en page, a éviter toutes fautes d’orthographe, et j’en passe. Vous vous êtes fatigués avec la création de la couverture etc… Et maintenant vous allez devoir vous décarcasser à vendre votre livre. Amazon n’a rien fait mais c’est eux qui vont prendre la plus large part de votre revenu. Ensuite passe le fisc américain qui va vous prélever l’argent à la source. Donc tout le monde s’est bien servi sur votre travail sauf vous. Asseyez vous plutôt dans un fauteuil et tournez vous les pouces.
    Ensuite vous allez découvrir des trucs délirants:
    – Mettons que vous avez déterminé un prix à 10EU. Vous verrez que le prix affiché sur Amazon est différent de celui que vous avez décidé. Ils font de fausses promotions et des tas de manipulations de prix derrière votre dos.
    – vous voyez soudain que votre livre que vous vendez à 10EU, quelqu’un le vend à 100EU sur Amazon. Vous allez confronter Amazon et ils vous diront: Oh ce n’est pas nous, c’est quelqu’un qui a acheté votre livre et le revend d’occasion c’est lui qui définit son prix, on ne peut rien faire.
    – Ensuite vous avez par exemple un livre comme moi dont vous n’avez jamais vendu un seul exemplaire (d’après vos rapports de vente) et vous voyez que quelqu’un en vend 4 exemplaires sur eBay?????? Comment cela se fait? A moins que ce ne soit Amazon qui vend aussi vos livres sur eBay de façon déguisée ou bien des petits malins qui mettent votre livre en vente pour nettement plus cher et l’achèteront à Amazon une fois vendu sur ebay…
    – Ensuite toujours pour ce livre que vous n’avez jamais vendu à qui que ce soit, vous en trouvez des versions PDF sur Google???? Comment ça se fait? Cela ne peut que émaner de Amazon. Et je viens de les confronter dans un mail en les accusant de violer mon copyright.
    Conclusion: Vous allez vous faire avoir à tous les coups avec Amazon.

    • OUI, moi non plus je ne suis pas sûre que tout soit très net. .Alors? on en revient au petit éditeur et à une diffusion plus ou moins limitée à la demande,?. Quand on est petit, faut savoir rester petit. C’est peut être ça l’enseignement à tirer..

      • Avant 2013, Lulu fonctionnait bien. Mais depuis 3 ans, nos visiteurs se retrouvent par défaut dans le store US avec des prix affichés en USD. La plupart partent. Ceux qui trouvent comment sélectionner le store Français (prix en Euros, comme tous mes livres / projets) se retrouvent sur la home page de lulu et plus sur nos livres ou notre vitrine. Mon prochain livre (Triptyque Naval) ne sera donc pas sur lulu car aucune solution depuis des années malgré toutes nos requêtes pour contourner ce grave problème pour les Français (soit Respecter notre langue, soit forcer le store dans une url). Déçu de Lulu. Pas convaincu par Amazon, donc en recherche d’une autre solution.

  9. Bonjour (ou bonsoir, pour les autres noctambules),

    Vos avis sont intéressants et édifiants. J’ai, pour ma part, édité plusieurs ouvrages chez The Book Édition et un parallèlement via Bookelis. Les deux plate-formes se valent en terme de qualité d’impression et de prix de revient. Par contre, si TBE verse la marge auteur quatre fois par an, quelque soit le montant, son concurrent ne déclenche le paiement qu’à partir de 30 euros ! Le fait que Bookelis propose l’option (payante) de la diffusion Hachette n’est qu’un avantage tout relatif qui n’augmentera pas forcément les ventes : si le livre est référencé dans les catalogues de libraires (dont Amazon et compagnie…) il a peu de chances d’être en rayons.

    Précision importante : aucun des deux prestataires ne m’a jamais demandé d’avance de fonds, de frais de mise en œuvre ou quoi que ce soit d’autre (ce n’est pas le cas de toutes les plateformes, j’ai pu en juger à l’époque où je cherchais un imprimeur à la demande). Je n’ai jamais payé que les exemplaires que j’ai moi-même commandés, et ce, bien sûr, au prix de revient.

    Confraternellement,
    JMD

  10. De mon côté j’ai testé Lulu, Bookelis et The book edition. La qualité d’impression a été meilleure chez bookelis et thebookedition. Lulu ne m’a pas donné satisfaction, livres livrés abîmés et impossible d’avoir une réponse de leur part. Au final je préfère Bookelis car ils proposent plus de choix de papier, y compris la couverture cartonnée. De plus leur offre est plus complète que thebookedition, par exemple bookelis propose la distribution en librairies, la distribution d’ebooks et certains services qui personnellement me sont utiles (par exemple avoir un commentaire de mes livres)

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