Écrire un livre : 10 conseils pour ne pas perdre son lecteur

Trouver des lecteurs est déjà suffisamment compliqué en soi. Alors, autant dire que perdre un lecteur en cours de route peut s’avérer catastrophique pour un auteur ! Vous craignez d’écrire un livre ennuyant, et qui tombera des mains du lecteur ? Cet article vous donne des conseils pour garder l’attention du lecteur et l’inciter à lire votre roman jusqu’à la dernière ligne. Voyons ensemble comment maintenir l’intérêt d’un lecteur tout au long d’un roman, à travers 10 conseils à connaître pour ne pas perdre ses lecteurs en cours de route !

Comment ne pas perdre son lecteur ?

Comment garder l’attention de son lecteur ? Crédits photo : PourquoiPas

1. Comprendre son lecteur

Une première manière de garder ses lecteurs est de bien les comprendre. Au moment d’écrire un livre, il est important de comprendre ce qui fait que votre livre est intéressant pour le profil de lecteurs que vous visez. La lecture est une activité qui peut englober de nombreux objectifs pour le lecteur : s’instruire, se distraire, s’évader, se renseigner…

Si vous comprenez quel est votre lecteur type, et ce qui l’intéresse, il sera plus simple de maintenir son attention et/ou de ne pas la perdre subitement. Par exemple, si votre lecteur recherche du frisson (notamment si vous écrivez un roman policier ou un roman horrifique), il sera plus intéressant de vous attarder sur les scènes de meurtre ou de courses-poursuites effrénées, plutôt que sur la longue préparation matinale du commissaire, qui passe une demi-heure à choisir ses chaussettes ou à préparer son petit déjeuner.

Autre exemple, si votre lecteur est un féru d’Histoire et que vous écrivez une biographie d’un personnage célèbre, il sera peut-être plus intéressant de « perdre » du temps sur vos recherches historiques plutôt que de chercher à créer des effets de suspense et d’intrigue tout au long de l’ouvrage.

2. Bien « vendre » son livre

Si vous avez une vision assez claire de l’intérêt de votre livre et du lecteur type que vous visez, l’étape suivante est de donner l’image la plus pertinente possible de votre ouvrage à ses futurs lecteurs. Et pour cause, une bonne manière de garder son lecteur est d’attirer le bon type de cible. Pour cela, il faut donner une image claire et précise du contenu de votre ouvrage à toutes les personnes susceptibles de l’acheter et de le lire.

Soigner la présentation de son livre et insister sur ses qualités et sur son genre vous aidera à intéresser directement les lecteurs les plus susceptibles de finir et d’apprécier votre ouvrage.

Différents éléments vont vous permettre de vendre votre livre au bon public :

  • Rédigez un quatrième de couverture qui en détaille suffisamment sur l’intrigue (sans trop en révéler pour autant).
  • Indiquez clairement quel est le genre littéraire de votre ouvrage (science-fiction, fantastique, fantasy, fantastique, poésie, etc.) pour que le public sache à quoi s’attendre.
  • N’hésitez pas à décrire le public visé sur la fiche produit du livre (jeune public, livre pour amateur de suspense, livre dédié aux passionnés d’architecture, livre pour adulte, etc.).
  • Ce n’est pas obligatoire (et la comparaison peut être risquée), mais vous pourriez comparer votre ouvrage à d’autres romans ou auteurs célèbres, pour donner une vision globale de votre œuvre et de son contenu.

Certes, vous pourriez vous dire que vous avez tout intérêt à attirer le public le plus large, pour faire le plus de ventes possible… mais ce serait une erreur. Exemple simple : un public souvent visé par les auteurs de fiction est le public adolescent, car il comporte de nombreux lecteurs investis. Néanmoins, si vous écrivez un traité de sociologie, vous vous doutez bien que ce public de lecteur ne va pas apprécier votre ouvrage. Même si vous réussissez par miracle à attirer un public jeune et en grand nombre, vos premiers lecteurs vont très rapidement montrer leur mécontentement, et nuire à la popularité de votre ouvrage.

Moralité : si vous voulez un large public, écrivez un roman populaire. Si vous voulez écrire un ouvrage très spécialisé, visez spécifiquement la niche de lecteurs intéressée par cette spécialité.

Important : pour les mêmes raisons, il est inutile de survendre un livre ou de chercher à en donner une image trompeuse. Si vous vous hasardez par exemple à écrire sur la couverture du roman un ruban « Le roman d’effroi qui vous fera oublier Stephen King », mieux vaut être certain d’avoir un récit à la hauteur… au risque de créer le mécontentement et la colère des premiers lecteurs.

3. Respecter les codes de genre

S’il est important que le lecteur qui ouvre votre ouvrage ait une vision claire du type de livre qu’il a entre les mains, il est tout aussi important que vous ayez conscience de ce que le lecteur attend d’un tel ouvrage (cf. le premier conseil de cet article).

Ainsi, il est important que vous connaissiez et respectiez les codes du genre auquel appartient votre ouvrage. Mettons que vous écriviez un livre de science-fiction. Le lecteur sera plus à même d’attendre des villes futuristes, des voitures volantes et des robots, plutôt que des chevaliers en armure ou des dinosaures. Cela ne veut pas dire qu’un roman de SF ne peut pas contenir de dinosaures ni de chevaliers, mais qu’il sera plus risqué pour l’auteur d’intégrer ces éléments pour le moins… inattendus, dans un tel genre littéraire.

C’est tout aussi important si vous écrivez dans un genre plus niché. Ainsi, un livre post-apocalyptique aura plus de succès s’il décrit effectivement un monde complètement en ruines, dans lequel la survie est l’enjeu de tout instant, plutôt que s’il décrit la routine métro-boulot-dodo d’un survivant employé d’une grande entreprise qui n’a pas trop été victime de la crise apocalyptique.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : cela ne veut pas dire qu’un roman ne peut pas être original, ou qu’il doit copier en tout point tous les codes du genre. Mais si vous cherchez à basculer complètement les codes d’un genre, mieux vaut avoir une plume irréprochable… sans quoi vous risquez clairement de perdre les lecteurs en cours de route.

Conseil d'écriture

Respecter les codes de genre vous aidera à garder l’attention du lecteur de bout en bout.

4. Ne pas changer de genre de roman en cours de route

Histoire d’en rajouter une (dernière) couche sur le genre d’un roman, il paraît important de vous centrer sur votre genre tout au long du roman. Une manière simple de perdre ses lecteurs en cours de route est de passer d’un genre à l’autre sans prévenir.

Si votre roman de western présente de multiples duels de pistolet, chasses aux Indiens et autres pillages de banques, c’est plutôt une bonne chose. En revanche, le lecteur risque d’être décontenancé si votre héros desperado s’amourache d’une serveuse de bar après quelques chapitres, et que la seconde moitié de l’ouvrage n’est plus qu’une histoire d’amour à l’eau de rose. Un tel changement de style risque ainsi d’ennuyer le lecteur, et de lui faire refermer votre ouvrage.

Notez par ailleurs que plus ce changement est radical, et plus le lecteur risque de fuir. Si en lieu et place d’une serveuse, votre cow-boy rencontre un elfe magicien, ou une race extra-terrestre, croyez bien que les fanas du Far West jetteront votre roman plus rapidement encore !

Une fois encore, cela ne veut pas dire que changer de genre ou mêler les genres avec succès est impossible. Mais une fois encore, jouer avec les genres est un choix ambitieux. Et en tant que tel, il nécessite que vous soyez un auteur de génie pour donner un résultat qui plaira au lecteur.

Mon conseil : si vous cherchez à mélanger deux genres, respectez parfaitement le second conseil de cet article en présentant clairement votre projet de roman à vos futurs lecteurs. Cela vous aidera à vous adresser directement à votre cible potentielle, et évitera donc un effet de déception quand le lecteur non averti découvrira que le roman qu’il a entre les mains n’est pas aussi « classique » qu’il l’aurait voulu.

5. Soigner son style

Le conseil peut paraître simpliste, mais il reste essentiel. Pour ne pas perdre son lecteur, il est important de faire attention à son style. Cela va passer par de multiples détails, plus ou moins complexes :

  • Soigner son vocabulaire et ses tournures de phrase,
  • Éviter les répétitions,
  • Vérifier son orthographe et sa conjugaison,
  • Faire attention à la mise en page et à la ponctuation,
  • Porter attention à la lisibilité du texte et à sa compréhension,
  • Et ainsi de suite !

Eh oui, certains lecteurs vont rapidement abandonner un ouvrage s’ils réalisent que le texte est illisible ou truffé de fautes. Avoir un bon correcteur orthographique ou faire appel à des relecteurs peut ainsi être une riche idée pour quiconque cherche à plaire à ses lecteurs.

Attention, les auteurs savants ne sont pas plus à l’abri de perdre leurs lecteurs que les auteurs cancres. Un lecteur peut tout aussi bien abandonner un ouvrage parce qu’il est trop technique ou trop complexe à lire.

Si vous êtes psychologue, paléontologue, archéologue (ou tout ce qui finit par « ogue ») et que vous cherchez à écrire un ouvrage complexe, sans vous abaisser à la vulgarisation scientifique, soit. En revanche, ne vous étonnez pas que les lecteurs non-doctorants considèrent votre livre comme du charabia ! Une fois encore, nous revenons sur l’importance de faire correspondre votre livre à son lecteur type.

6. Bien réfléchir à son récit

Le style est une chose, mais il ne peut pas non plus faire de miracles. Si votre histoire n’est pas captivante à la base, le lecteur risque de fuir malgré tout !

Ainsi, vous avez tout intérêt à bien préparer votre récit, pour être certain(e) qu’il soit captivant :

  • Ayez une vision globale de votre récit. D’où partez-vous, et où allez-vous ?
  • Faites en sorte que votre récit soit intéressant. Comporte-t-il des éléments inattendus ? Des retournements de situation ? Du mystère ?
  • Proposez une intrigue claire et explicite. Faites en sorte que le lecteur comprenne et adhère à votre univers.
  • Assurez-vous que votre récit a certaines qualités, et qu’il est en mesure d’intriguer le lecteur et de le tenir en haleine.

Une fois encore, il y aurait certainement des contre-exemples à cette partie. Je suis persuadé qu’un auteur génialissime pourrait me captiver avec une recette de pâté en croûte. Il n’en reste pas moins qu’il me captiverait d’autant plus avec une intrigue intéressante et bien rythmée !

7. Soigner le rythme du roman

S’il est bon de préparer son récit, il l’est tout autant de chercher à le rythmer. Un roman bien rythmé va être plus facile à lire, et donnera au lecteur l’envie de « dévorer » le roman de bout en bout.

Il existe quelques astuces pour conserver un rythme :

  • Soignez tout particulièrement le début du roman. Votre premier chapitre doit à la fois être clair (il doit placer clairement l’intrigue et l’univers du texte) et rythmé (il doit mettre en place des éléments d’intrigue intéressants et donner envie de continuer la lecture). Si votre univers est complexe, préférez une introduction qui mise sur l’action, plutôt que sur de longues explications de votre univers. Un lecteur captivé d’entrée de jeu sera plus à même de faire des efforts pour mieux comprendre dans quel monde l’intrigue se situe.
  • Faites toujours attention à la fin de chaque chapitre. Une astuce vieille comme le monde est d’utiliser un retournement de situation en fin d’un chapitre, pour donner au lecteur l’envie de continuer la lecture immédiatement.
  • N’hésitez pas à « tailler dans le lard » si votre récit est trop long, ou comporte des lenteurs. Tout élément non essentiel risque de lasser le lecteur, et de lui faire perdre un peu d’intérêt.
  • Alternez les passages narratifs. Un roman intéressant sera composé d’un savant mélange de dialogues, d’intrigue et d’exposition. Mal dosé, chacun de ces éléments peut entraîner un effet de lassitude du lecteur.
  • Utilisez le chapitre comme élément de mesure. Avoir des chapitres à peu près égaux en termes de longueur peut aider le lecteur à mieux s’y retrouver, et peut l’inciter à poursuivre sa lecture.
  • Inspirez-vous du schéma narratif. N’ayez jamais peur de vous fier à un élément aussi simple que le schéma narratif, pour vérifier que votre roman est correctement rythmé, et que chaque partie (incipit, élément déclencheur, péripéties, dénouement et situation finale) a son intérêt.

Une partie de ce travail sur le rythme d’un roman aura lieu lors de la correction et de la réécriture du texte. Mais avoir une vision claire de votre récit lors de l’écriture vous aidera à bien rythmer le roman, et à garantir une certaine harmonie dans sa constitution.

8. Créer des effets d’attente

Un lecteur investi est un lecteur qui ne lâchera pas votre roman ! Et pour que le lecteur soit investi, il est intéressant de créer des effets d’attente, et de le tenir en haleine.

Lorsque vous travaillez sur le rythme et sur le récit d’un roman, il est donc intéressant d’avoir en tête une certaine nécessité de créer ces effets.

Différents éléments permettent de capter l’attention du lecteur :

  • Créer différentes sous-intrigues : s’il est intéressant d’avoir un récit « de fond », n’hésitez pas à utiliser des sous-intrigues, tout au fil du récit. Il s’agit de créer des quêtes « secondaires », qui peuvent se résoudre au fil du roman et donner au lecteur l’impression d’avancer.
  • Résoudre les intrigues créées : en lien avec le point précédent, attention à tout de même résoudre certaines des intrigues que vous ajoutez. Si vous ne faites qu’accumuler les couches de mystère sans jamais rien résoudre, cela pourrait au contraire lasser votre lecteur.
  • Jouer avec le mystère : difficile de créer des effets d’attente sans utiliser le mystère. Ne faites pas l’erreur de vouloir tout dévoiler sur une scène ou sur un personnage. Plus vous jouez avec le mystère, et mieux vous allez pouvoir surprendre le lecteur et le garder en haleine.
  • Mettre en scène des personnages captivants : c’est par le biais des personnages que vous allez le plus facilement captiver le lecteur. Un personnage mystérieux, inquiétant ou intrigant aura tout pour plaire au lecteur. Ajouter de nouveaux personnages au fil du roman est par ailleurs un moyen de renouveler l’intérêt du lecteur.
  • Soigner les lieux parcourus : faute de nouveaux personnages, ou en complément, n’hésitez pas à utiliser les lieux parcourus pour créer de l’intérêt. Présenter une nouvelle ville, une nouvelle civilisation, ou décrire un nouvel environnement plein de danger sera l’occasion de pousser le lecteur à vouloir en lire toujours plus.

Gardez en tête que le lecteur aimera toujours le mystère et la nouveauté. Si votre récit se passe dans une même pièce avec les mêmes personnages, il sera toujours plus difficile de captiver vos lecteurs que si votre roman se déroule dans un pays entier, et met en scène une foule de personnages loufoques.

Si vous cherchez à écrire un huis clos, il faudra alors faire en sorte de bien préparer chaque scène, pour vous assurer de garder le lecteur en haleine tout au long du récit.

9. Éviter les incohérences scénaristiques

Votre récit est désormais soigné, bien écrit et très rythmé ? Qu’est-ce qui pourrait bien vous faire perdre des lecteurs à présent ? Eh bien, les incohérences scénaristiques !

L’incohérence scénaristique est un élément du récit qui n’est pas crédible et cohérent. Et cette dernière pourrait clairement décourager un lecteur investi, car elle tend à casser la crédibilité du récit, et donc à rappeler au lecteur qu’il n’est « que » dans un simple livre, et pas dans une aventure envoûtante.

Seule une bonne préparation du récit, suivie d’une relecture attentive, peut vous protéger des incohérences scénaristiques. Parmi les incohérences scénaristiques les plus communes, on retrouve notamment :

  • Les héros qui sont acculés de tout côté, mais parviennent à s’extirper miraculeusement d’une situation pourtant impossible.
  • Le grand méchant, dépeint comme un monstre sans cœur, qui laisse le héros en vie alors qu’il le tenait à sa merci.
  • Les rivaux de toujours, qui se sont toujours détestés, qui deviennent soudainement amis, car c’est essentiel pour faire avancer le récit.
  • Le personnage principal faible et débutant qui parvient à terrasser le grand méchant, pourtant dépeint comme une machine de guerre.

Mais on trouve naturellement des incohérences plus personnelles et moins clichées, et chaque récit contient ainsi souvent des éléments plus ou moins en mesure de nuire à la crédibilité du récit.

Étonnamment, plus votre récit est éloigné de la réalité (fantasy, science-fiction…) et plus vous risquez d’être victime d’incohérences scénaristiques. Cela s’explique, car un récit fictif va comprendre différentes règles totalement nouvelles (magie, technologie, nouvelle espèce animale, etc.), et qu’il est facile pour un auteur d’oublier l’une de ces règles en cours de rédaction. Voilà pourquoi il est essentiel de bien préparer son univers de fiction, en particulier si vous créez un univers complexe et irréel.

10. Soigner la cohérence des personnages

Enfin, et parallèlement aux incohérences scénaristiques, il est important de faire un certain travail sur les personnages pour éviter de faire fuir le lecteur.

Créer des personnages trop peu constants, et peu cohérents dans leurs décisions, peut ainsi créer un effet de rejet du récit. Il s’agit là d’une source assez importante d’incohérence scénaristique, car le lecteur va d’une manière ou d’une autre s’identifier à chaque personnage, et leur attribuer un caractère bien précis.

Par exemple, si votre personnage principal s’est juré de ne jamais utiliser la force, et que son pacifisme est largement détaillé dans toute la première moitié du récit, le voir tuer son rival de toujours sans aucun remords au milieu de l’intrigue risque de décevoir le lecteur… à moins bien sûr que ce revirement de situation soit correctement préparé, et que ses conséquences sur le héros fassent partie de l’intérêt de l’intrigue.

Ne pas soigner la cohérence des personnages peut casser l’image que le lecteur se faisait du récit, et lui donner l’impression que le tout est mal écrit.

Voilà qui clôt notre liste de conseils pour maintenir un lecteur en haleine, et surtout éviter de le perdre en cours de lecture. Naturellement, nul ne dit que garder l’attention du lecteur est un travail facile, d’où l’intérêt de redoubler d’attention à chaque nouvelle étape de création d’un roman…

Et vous, quels sont les défauts qui vous font abandonner un livre en cours de route ? N’hésitez pas à en discuter pour agrandir la liste présente dans cet article !

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