Depuis que j’étais enfant… #écriture

En ce moment j’ai un peu de mal à choisir le sujet de mes articles. C’est marrant, j’ai choisi une ligne éditoriale finalement plutôt limitée : auto-édition, écriture, numérique, mais plus ça va et plus j’ai l’impression qu’on n’en fera jamais le tour, même si on l’a peut-être déjà fait finalement ! En ce moment, j’ai envie de parler de sujets faciles, de trucs plus simplistes. Donc aujourd’hui, exceptionnellement, j’ai décidé de parler d’un thème que je maîtrise pas mal : moi-même.

Bon, je traine toujours à écrire mes petits bouquins, de mon côté, donc ça ne sera pas encore un article promotionnel, qui vous forcera à acheter mon livre ou vous offrira un rabais EXCEPTIONNEL de -15% à l’occasion des soldes littéraires, mais ça viendra un jour ! A la place, je vais donc vous parler de mon rapport à l’écriture, ce qui ne sera peut-être pas passionnant mais aura le mérite de vous occuper l’espace de quelques minutes. Et ne mentez pas : je sais bien que vous vous ennuyez sinon vous ne viendriez pas traîner par ici !

Tout commence par l’anecdote la plus pourrie qui ait jamais introduit une histoire : quand j’étais petit, la maîtresse nous a tous fait écrire la description d’un personnage à l’école. J’avais écrit l’histoire de Joe l’indien, qui devait bien être aussi longue que le début de cet article. La maîtresse a dit que c’était vraiment bien, et elle m’a même demandé d’aller le lire à l’autre maîtresse, dans la salle d’à côté. De mémoire, c’est le seul Epic Win de ma carrière étudiante, en tout cas la seule félicitation qui m’ait réellement marquée, même si je ne devais pas avoir six ans et que mes talents d’écriture se limitaient à une utilisation moyennement correcte de la comparaison.

Le temps a passé. Au collège, il m’arrivait de gribouiller des trucs, comme tout le monde. J’écrivais des histoires de temps à autres, mais elles m’ennuyaient bien souvent au bout d’une vingtaine de pages, alors je les supprimais. Au final je me dis que c’était une bonne idée, j’effaçais les preuves… Mon premier texte de collégien était un truc d’espionnage futuriste, avec des extra-terrestres je pense. Je poussais le vice à l’illustrer avec des cliparts, c’est dire que c’était il y a un petit moment déjà !

Un peu plus tard, au lycée, je m’amusais à écrire sur des forums de jeux de rôle. Il s’agissait d’incarner un personnage dans des passages courts, et de suivre une histoire imposée par un maître du jeu. C’était comme un jeu vidéo pour les pauvres, en un peu plus interactif. C’est finalement là que j’ai commencé à écrire beaucoup, par simple jeu. J’ai poussé le vice jusqu’à lancer mon propre forum, sur un monde post-apocalyptique que j’avais plus ou moins inventé à travers différentes idées pompées ça et là ! Internet oblige, le forum existe toujours, et c’est pas plus mal parce que c’est de bons souvenirs. Il me prenait presque tout mon temps à l’époque C’était mon sport à moi.

Puis vinrent les années prépas, et le temps c’était plus trop ça. J’ai appris à écrire autrement, de manière plus sérieuse. C’en étaient finis des monstres des cavernes et des soldats en exosquelettes. Ils disparaissaient au profit de Diderot, de Rousseau et de tous ces noms que tout le monde connait mais que personne ne connait. L’écriture devenait quelque chose de sérieux alors. J’apprenais à organiser mes idées, à faire des plans, à analyser des textes. J’apprenais aussi quelques mots compliqués, que j’ai oublié depuis.

Deux ans plus tard, j’avais appris à écrire à propos de tout et de rien, mais ce n’était plus vraiment pour raconter des histoires. J’suis entré en école de commerce, et une fois encore l’écriture était différente. Elle était plus factuelle, plus directe. Elle était surtout beaucoup plus simple, presque un jeu d’enfant. J’écrivais avec facilité, plutôt rapidement, et ça me plaisait.

J’avais de nouveau du temps de côté pour me remettre aux écritures puériles, mais j’étais trop vieux pour les forums. Les forums eux-mêmes n’étaient plus d’époque d’ailleurs. Alors j’ai commencé à écrire un roman, un vrai. C’était un truc de Fantasy, du style saga interminable. Je ne l’ai pas terminé d’ailleurs. C’est un conseil qu’on donne souvent aux auteurs en herbe : ne commencez pas par une saga, visez quelque chose de plus court, de plus raisonnable. C’est con comme conseil ! J’ai écrit des centaines de pages, sans même venir à bout du premier tome. Soit, j’y ai passé un temps considérable, mais ça m’a appris à structurer une histoire, à soigner des personnages, à identifier mes défauts. Un jour, je le finirai ce livre, et cette saga aussi. J’ai pas dit mon dernier mot !

Aujourd’hui, j’écris pas mal de trucs sérieux, des trucs de grands. Je sais faire des rapports de stage, des cahiers des charges, des articles plus ou moins pros, des analyses concurrentielles, etc. A l’école de commerce, ils m’ont même appris que savoir écrire était une qualité. C’était une bonne nouvelle pour moi, car j’ai toujours cru que tout le monde savait écrire, ça me paraissait inné. Mon occupation préférée est alors devenue ma valeur ajoutée, ma qualité. Et finalement c’est plutôt pas mal d’avoir une qualité.

En parallèle, je me suis mis à écrire d’autres histoires. J’écris d’une manière plus réfléchie, je vise des textes plus courts, des projets plus raisonnables. Naturellement, je continue à écrire des trucs de gosses, avec des monstres ou des robots, parce que j’aurais trop peur de finir comme Rousseau et Diderot.  L’écriture « ludique » reste un loisir, un amusement. J’aime d’ailleurs assez lire les textes d’autres auteurs « amateurs », histoire d’apprendre aussi des erreurs des autres, ou de leur voler leurs idées de génie ! Je me dis aussi que ça m’entraine à inventer des histoires loufoques, pour qu’en j’aurais des gosses.

Vient le moment où je dois essayer de justifier cet aparté bloguesque autobiographique. Ce que je voulais dire par cet article, c’est pas que je suis né pour écrire, ou que je crèverais si je n’écrivais pas. A vrai dire je vivrais certainement très bien sans l’écriture, peut-être même mieux que si on m’enlevait les jeux vidéos ou les bonbons ! Je veux pas non plus dire que je suis l’auteur du siècle. Ce n’est pas le cas, et j’écris finalement beaucoup pour moi-même. Je serai ravi que mes textes ludiques finissent sous vos yeux, mais si ce n’est jamais le cas ça ne sera pas vraiment grave.

Au fond, je voulais simplement vous dire que c’est cool si vous écrivez. Et finalement, on s’en fout que ce soit bon ou non, on s’en fout que vous soyez publié ou pas. L’important c’est que ça vous plaise, que ça vous amuse. Si j’avais juste un conseil, ce serait d’éviter de trop vous prendre au sérieux. C’est le piège avec les trucs que certains jugent comme artistiques. Au fond, ce n’est que griffonner du papier, ou taper sur du plastique, et le considérer comme quelque chose de plus grand ou de plus prestigieux ne vous fera que friser le ridicule !

Sinon à part ça, c’est quoi votre relation à l’écriture ?

PS : Et non, je n’ai jamais osé reprendre l’histoire de Joe l’indien, parce que le texte était déjà si parfait que je risquais simplement de ruiner ma seule véritable réussite littéraire !

Crédits photos : Dominique Sanchez

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10 réflexions sur “Depuis que j’étais enfant… #écriture

  1. :):):) comme une impression de retrouver un ami. J ai tant de carnets, de vieux blogs, de textes qui n en finissent pas d attendre. L’écriture a un moment me paraissait telle que vous la décrivez, une chose simple, légère, qui ne se prend pas au sérieux, puis est venu le doute, le fameux syndrome de l autodidacte, et peu à peu, je retrouve la légèreté. J’hésitais entre le serieux impossible a atteindre, le léger qu on ne prendrait pas au sérieux, un mixte des deux. Ne sachant par quel bout prendre le projet, je me suis lâchée par petites touches et je crois oui, se faire plaisir et partager est un objectif qui me convient.

    Un éditeur finalement est celui qui jalonne votre chemin de ces conseils si simples qu on n’aurait pas imagine se les donner a soi meme:)

    • Très belle phrase de conclusion ! 🙂

      Le vice, comme partout, est de commencer à se regarder écrire. C’est là que ça ne va plus ! Merci pour votre commentaire Coxigru !

  2. ^^ Tu as intérêt à continuer ta super saga!! Xp Je te lâcherais pas avec ça! Je veux connaitre la suite moi!

    Moi aussi j’ai eu mon « petit moment de gloire » quand j’étais en primaire.. CM1 je pense. J’avais écrit une histoire sur une petite sorcière (dont le nom était ridicule, mais IMPOSSIBLE de m’en rappeler!) et son animal de compagnie, une araignée.. J’avais lu ça devant toute la classe!.. Maintenant que je l’écris, je me rappelle qu’au collège aussi j’ai eu plusieurs autres « petits moments de gloire » pour plusieurs rédactions et des supers notes en primes! ^^ J’écrivais beaucoup, tout et n’importe quoi et j’aimais bien ça.

    Maintenant, je n’arrive plus à écrire, tout ce que je « ponds » me déplais, et comme j’écris pour moi, pour m’exprimer, pour que ça me plaise, je n’y arrive plus.
    J’ai un peu l’impression d’être cette personne dans les films, qui fait plein de brouillon et ré-écrit 100 fois quelque chose sans que cela soit juste, et qui chiffonne les feuilles une à une pour se retrouver dans une mer de papier froissé!
    J’ai juste l’impression d’être bien trop formatée à écrire des « dissertations/mémoire/rapport/lettre de motivation » que je DÉTESTE rédiger.

    Mais qui sait, je retrouverais peut être le plaisir d’écrire un jour !

    PS : Je veux connaitre les aventures de Joe l’indien!! ^^

  3. Tss tss tss, on ne passe pas par là parce que l’on s’ennuie, mais parce que la lecture est intéressante !
    Merci pour cette petite parenthèse autobiographique ^^ Il y a toujours à apprendre des expériences des autres ^^ Et la question ouverte à la fin laisse espérer que beaucoup de commentaires viennent rendre cette page encore plus riche au fil du temps (hop, suscribe to comments).
    Pour ma part, j’ai commencé à écrire dès que j’ai pu. Enfant, je me sentais mieux dans les mondes imaginaires (que ce soit ceux de mes lectures ou ceux de mon propre cerveau) que dans le vrai, parce qu’il pouvait s’y passer tellement de choses excitantes (l’aventure, tout ça…). L’écriture avait l’avantage de permettre de garder des traces, des souvenirs de ces aventures qui n’avaient jamais eu lieu mais qui avaient existé quand même, quelque part, sur un autre plan.
    En grandissant, j’ai également trouvé un autre intérêt à coucher les mots sur le papier: pouvoir extérioriser des émotions pour ensuite prendre du recul, les réintégrer en soi et les mûrir.
    Il s’agit aussi d’un formidable vecteur de communication lorsqu’on est comme moi d’un naturel timide… Mais un vecteur qui a ses inconvénients. Parce que lorsqu’on communique par écrit il manque toute la « communication non verbale » (le ton, la gestuelle) permettant de se faire comprendre convenablement. C’est cette prise de conscience qui m’a amené à vouloir mieux écrire, pour être capable de faire passer ce que je voulais exprimer, de faire entrer, en quelque sorte, le lecteur dans ma tête.
    De là à vouloir me servir du même moyen pour faire entrer le lecteur dans mes histoires, comme le faisaient si bien mes auteurs de fiction favoris, il n’y avait qu’un petit pas. ^^
    Étant un « scientifique », je me suis donc fortement intéressé aux aspects « techniques » de l’écriture.
    Depuis, j’ai essentiellement pratiqué de deux manières.
    Le jeu de rôle par forum tout d’abord, sous forme de JIL (« jeu d’interprétation libre »). Il s’agit de RPG sans maître de jeu, qui s’approche plus de la rédaction d’une histoire à plusieurs mains que de l’évolution au sein d’un scénario prédéfini. Très bon exercice pour travailler la caractérisation, la réaction à l’introduction d’éléments imprévus (chacun pouvant quand il le souhaite ajouter de nouvelles choses dans l’histoire pour la pimenter), les dialogues, et l’immersion (pour pouvoir générer un fil narratif, il faut parvenir à accrocher suffisamment les autres pour qu’ils aient envie de suivre ce que vous lancez). Malheureusement, depuis que j’ai décroché un CDI à plein temps, j’ai dû arrêter cette forme d’écriture.
    Ma seconde méthode d’exercice consiste à écrire sous contrainte de façon à travailler des points précis (une métaphore filée, un twist, détourner un cliché, écrire la même scène selon différents points de vue, calquer un fond sur une forme donnée…).
    Je soumets très rarement mes textes au public, certains ne seront sans doute jamais lus, d’autres ne sont passés que dans les mains de personnes choisies. La raison principale à cela, c’est que je ne trouve pas encore mon écriture suffisamment mature.
    Cet état de fait va peut-être changer, il y a peu, j’ai osé participer à un atelier d’écriture animé par un professionnel que j’estime beaucoup, et n’ai pas fait aussi pâle figure que je le craignais au milieu du groupe d’habitués de l’exercice.
    Quoiqu’il en soit, j’ai toujours autant d’univers dans la tête, et toujours autant l’envie de leur offrir une vie en-dehors, ne serait-ce que pour ne pas les oublier. Si un jour je parviens en plus à donner du plaisir aux autres en les partageant, je n’en serai que plus heureux.
    J’aime à m’imaginer les histoires comme des êtres vivants, qui naissent, qui grandissent, évoluent, se propagent, qui ont besoin de nous comme hôtes et vecteurs, et pour qui l’oubli est semblable à la mort. En échange de nos services, elles nous divertissent, nous enseignent, nous émeuvent. Pour toutes ces histoires qui ont contribué à faire de moi ce que je suis, je veux continuer à travailler mon écrit, jusqu’à être capable de leur rendre justice, et peut-être de leur offrir une autre vie, au-delà de moi.

  4. Merci pour vos commentaires, finalement moi aussi je me sens moins seul ! 😉

    @MoOW ça me paraît finalement important d’écrire pour soi. Beaucoup de gens pensent naturellement que quelqu’un écrit pour être lu, mais ça ne me parait pas nécessaire. D’ailleurs Fenn explique lui aussi assez bien les causes premières de l’écriture : s’exprimer, surtout quand on est un éternel timide ! Mais je suis sûr qu’un jour tu arriveras à écrire quelque chose de très bien ! :-p

    @FennNaten Merci de te « livrer » à ton tour ! (jeu de mot pourri). Intéressant de voir comment tu es passé d’un moyen d’expression à un jeu/exercice avant de rejoindre (d’ici peu ?) l’écriture de romans ! Je m’identifie assez à ce que tu dis parce que j’aime aussi créer des mondes, des choses différentes avec l’imaginaire, et que j’étais pas non plus un modèle d’extraversion à l’époque. Les forums de Jdr gardent mon affection. Ce que j’aime c’est qu’ils sont davantage placés sur le jeu, sur l’univers, plutôt que sur l’acte d’écrire.
    Jolie conclusion également. Moi c’est à mes personnages que je pense plus qu’à mes histoires. C’est eux qui meurent un peu quand j’arrête de m’en occuper, pauvre d’eux !

    • Je t’en prie ^^ Merci à toi d’avoir lancé la machine (à écrire). (humour moisi FTW ) ;p
      Tu as raison, honte sur moi pour ne pas avoir pensé à mentionner l’importance des personnages !

  5. Merci pour tes articles, j’ai l’impression de m’y retrouver :). Pour ma part, j’ai toujours eu une imagination débordante. Petite, j’exteriorisais cette imagination en jouant, comme tout les enfants. Mais lorsque j’ai appris à écrire, j’ai découvert un autre moyen de « vivre » mes histoires. Car pour moi, le fait de les sortir de ma tête pour les coucher sur le papier les rendaient plus réelles, et c’est justement ce dont je rêvais : les faire vivres. Comme toi et MoOw, j’ai eu ma petite heure de gloire en primaire. L’instituteur voulait que la classe écrive un petit roman, il nous éxpliquait donc ce qui devait se passer dans un chapitre et nous devions l’écrire. Ensuite, tous les textes étaient lus et la classe choisissait celui qui intégrerait l’histoire. Les quatre premiers chapitres furent de moi, après quoi l’instituteur déçida que mes textes ne seraient plus soumis au vote. Ensuite, au collège, je restait très a l’aise en écriture et obtenait de très bonnes notes la plupart du temps. Pendant cette période, mes tiroirs étaient remplis de brouillons plus ou moins bons. Je n’arrivai jamais à les finir, car la plupart du temps quand je commençais une histoire, une autre idée me venait en tête et je voulais l’écrire immédiatement pour ne pas l’oublier. J’avais accumulé une sacrée montagne d’histoire jamais achevée ^^. C’est au lycée que ça à commencé à changer. J’ai, pendant un temps, perdu le plaisir d’écrire à cause de toutes les dissertations ou paragraphes argumentés, pour lequel j’avais un peu de mal. Aujourd’hui, le plaisir d’écrire est revenu, mais c’est différent. Autrefois, j’écrivais parce que mes histoires rocambolesque me semblaient rendre la vie moins monotone (oui, j’étais une gamine un peu mélancolique par moments) et que je voulais faire découvrir mon univers au autres. Aujourd’hui j’écris pour exprimer ce que je ne peux dire, sentiments, émotions… C’est pour moi une libération, ma plume est ma meilleure confidente. Ces textes là, peut de gens les lisent, car je les ai écrits avant tout pour moi. Quand aux petites histoires que je continue d’inventer (je n’ai pas perdu mon imagination en grandissant), elles ont gagné en maturité en j’en ai terminées plusieurs. Ce ne sont que des nouvelles de quelques pages, mais j’en suis fière car j’ai réussi à y exprimer ce que je voulais. Je les ai écrites d’une seule traite. Je pense que c’est pour ça que, plus jeune, je ne pouvais pas les finir. L’inspiration est pour moi comme une porte, un coup de vent la fait parfois s’ouvrir sur un monde merveilleux, mais un autre coup de vent la fait bien vite claquer, enfermant à l’intérieur ce qui, plûs tôt, était sur le point de sortir. Quand j’écris, ma plume vole sur le papier, et si elle ralentit, si elle hésite, alors c’est terminé et la feuille rejoint les autres brouillons inachevés. Cependant certaines de mes nouvelles se rejoignent (ce n’était pas mon intention a la base, mais l’histoire se déroule d’elle même, des l’instant ou elle sort par la porte, elle vit sa vie et ce n’est plus moi qui la contrôle) ce qui me permettrait de les regrouper pour former une plus grande histoire, si un jour j’en ai envie.
    Bref, désolée pour ce long paragraphe, j’ai tendance à ne plus me contrôler quand un sujet me plait 😉

    • Merci pour ce joli témoignage ! 😉 A force de nouvelles, tu finiras peut-être par créer un roman consistant ! J’apprécie particulièrement les nouvelles, que ce soit pour écrire ou pour lire, car elles permettent de développer rapidement et précisément une idée, un sentiment ou une émotion. Si bien que je comprends tout à fait pourquoi tu écris des nouvelles et non pas des textes plus longs.

      As-tu entendu parler du projet Bradbury ? C’est un auteur (numérique) qui a décidé de publier une nouvelle par semaine tout au long de cette année : http://actualitte.com/blog/projetbradbury/ Il est fondé sur une citation de Ray Bradbury qui disait qu’il valait parfois mieux écrire une nouvelle par semaine plutôt que de passer un temps fou à écrire un roman…

      J’espère que tu vas continuer à écrire et à y trouver toujours autant de plaisir ! 🙂

  6. Encore un article qui date ^^
    Mon goût pour l’écriture me vient aussi d’un moment de gloire au collège. En 4ème, ma prof de français rendait des rédactions de SF, et s’est particulièrement arrêtée sur moi. Ma note était excellente, l’appréciation élogieuse, et ma prof me demande si j’écrivais des nouvelles. Sur le coup, je m’esclaffe en pensant « écrire un bouquin, jamais de la vie ! Jamais je ne serais capable de faire ça. » En me voyant répondre par la négative, la prof me dit que je devrais et que je suis plutôt doué. Confus, je laisse couler et me satisfait de la note.
    C’est un an plus tard que je m’y suis mis en voyant une de mes amies faire de même. On aborde souvent la question de l’imitation sociale en psychologie, et je constate que ça peut aussi s’appliquer à l’écriture. Je l’ai fait parce qu’une autre le faisait. Maintenant, elle ne le fait plus et je continue ^^ Le goût d’écrire et de raconter une histoire s’est construit avec le temps et maintenant, si j’essaie d’envisager ma vie sans cela, je voit tout noir. Mon existence n’a aucun sens sans ça. Peu importe si j’écris 3 mots ou 10 pages, je sais que cette histoire est là et qu’elle n’attend qu’à se concrétiser sous ma plume. Le plaisir se trouve ici, et indépendamment de la volonté de me faire publier (même si je m’imagine parfois voir les gens lire mon roman et un sourire fleurir sur leurs lèvres.)
    Comme quoi, écrire un livre n’a rien d’inconcevable avec de la patience, et en particulier avec le plaisir de retrouver les personnages qui ont patiemment attendu que vous les fassiez de nouveau vivre. Ecrire est une seconde vie, en somme…

    • Un commentaire très juste et très intéressant ! Je pense que le fait d’écrire un livre n’a rien de naturel, voire peut même être considéré par certains écrivains comme un peu honteux. Mais une fois le pas passé, cela peut devenir assez addictif, voire indispensable.

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