Créer un personnage (Troisième partie)

Nous y voilà ! Une semaine pour en arriver à cet article, c’est révoltant non ? Bref, aujourd’hui, et suite à nos deux autres articles consacrés à la création de personnage, nous nous attarderons enfin sur… le personnage ! Fini de parler de distribution, fini de définir l’importance du personnage, aujourd’hui nous créons ! Alors à vos plumes chers auteurs, et attaquons fermement la création de vos personnages.

Crédits photos : Zeptonn

La composition du personnage

Pour faire un bon riz, il vous faut… un bon riz ! Euh… Non je me trompe de sujet là. Un personnage, tout comme un être humain, est « composé » (ou plutôt « défini ») par différentes caractéristiques :

  • Son nom
  • Ses caractéristiques physiques
  • Son caractère
  • Son langage
  • Son passé

J’oublie certainement quelques autres composantes, mais celles-ci sont celles qui me paraissent essentielles pour définir votre personnage dans les règles de l’art. Voilà pourquoi nous allons détailler ces différentes caractéristiques l’une après l’autre, pour qu’en fin d’article, vous ayez déjà conçu un personnage sérieux et consistant, comme du bon riz !

Le nom du personnage  

Comment ? Vous vous attendez sérieusement à ce que j’écrive quelque chose ici ? Vous me brisez le cœur chers lecteurs, car si vous m’étiez fidèles, vous sauriez que j’ai déjà écrit tout un article sur les noms des personnages.

Allez, je vous pardonne pour cette inattention et vous invite à le consulter ici si besoin. Et on est quittes !

Les caractéristiques physiques du personnage

Superficiel que je suis, je vais donc commencer par traiter du physique. A vrai dire ce n’est pas forcément idiot de ma part car c’est souvent le physique que l’on voit en premier, si bien qu’il a toute son importance !

Néanmoins, j’aurais tendance à dire que le physique de votre personnage n’est pas primordial dans un roman. Il s’agit surtout d’une tendance que vous infléchirez dans l’esprit de votre lecteur, afin qu’il ait une représentation dudit personnage.

Quoi que vous en pensiez, votre lecteur aura toujours sa propre représentation de votre personnage, et c’est nettement mieux ainsi. Pour le petit exemple, si je vous écris :

« Une énorme balafre lui traversait le visage.« 

Je peux vous assurer que chacun d’entre vous aura imaginé un personnage différent, selon le sens que vous accordez au mot « énorme », au mot « balafre », voire même au mot « visage » ! D’ailleurs personne ne s’est demandé où se situait vraiment la balafre, ni même si elle était horizontale ou verticale, chacun se sera fait sa représentation.

L’idée ne sera donc pas forcément d’avoir le personnage le mieux décrit de l’histoire du livre, mais de donner quelques indices qui permettront au lecteur d’en savoir plus, d’avoir quelques impressions sur le personnage. Une cicatrice ou des muscles saillants donneront souvent l’image d’un gros dur, tandis qu’une coupe de cheveu soignée et des traits fins celle d’un homme délicat. A vous de démentir ces clichés au fil du récit si nécessaire…

Sachez jouer avec les adjectifs de manière subtile, afin de décrire progressivement votre personnage, sans avoir à imposer une description de deux pages à votre lecteur à l’arrivée de chaque nouveau personnage.

Par ailleurs, concernant l’apparence, sachez qu’un simple détail en vaut mille. Réfléchissez à l’apparence de vos proches, ou des gens que vous croisez dans la rue, et vous réaliserez que vous pourrez clairement caractériser chacun d’entre eux par un simple détail : un grain de beauté, un style loufoque, un tatouage… Il n’en faut pas plus pour donner un peu de cachet à son personnage et le différencier de n’importe quel quidam.

Pour clore sur le côté « caractéristiques physiques » sans trop m’étaler, n’oubliez pas qu’il n’y a pas que le visage et les vêtements qui comptent. La taille, le poids, l’âge, la force, l’odeur, la voix, la démarche… Il y a des milliers de manière de caractériser votre personnage, alors sachez en user, mais avec modération !

Le caractère du personnage

Maintenant que nous avons fait la façade et les fondations, occupons nous de la décoration intérieure ! Tout aussi important sinon plus que le physique, le caractère sera à travailler avec attention. Là où il est assez facile de livrer une apparence crédible à votre personnage, il sera plus ardu et plus minutieux de lui offrir un caractère cohérent.

Éliminons d’office une question pertinente : non, le caractère n’a pas forcément à être lié au physique. Certes, on attendra d’un colosse de deux mètres que ce soit une brute, et d’une blonde siliconée qu’elle soit crétine, mais rien ne vous empêche de surprendre votre lecteur en faisant mentir les clichés.

Pour le reste, il est important de travailler le caractère de chaque personnage en essayant de le caractériser, de votre côté, par différents adjectifs. Calme/Colérique ? Raisonné/Fougueux ? Amical/Froid ? etc. L’important pour vous est de savoir comment réagira tel ou tel personnage en situation de stress, s’il tombe amoureux, s’il rencontre une nouvelle personne, s’il doit se battre, etc.

Il est toujours important de penser à la cohérence d’un personnage, notamment en expliquant avec précision chaque décision qui paraitrait en opposition avec son caractère. Si Mignon Toudou, le personnage principal de votre conte pour enfant, charmant et adorable avec tout le monde, décide de tronçonner toute sa famille un soir où il s’ennuie, il est important d’expliquer que cette décision vient d’un long processus de réflexion, ou que Mignon Toudou est en réalité un ancien détenu évadé de prison. Bref, ne laissez pas votre lecteur vous dire « mais pourquoi il a fait ça ? Ce n’est pas logique !« .

L’enjeu n’est pas de rendre chaque personnage complètement plat et sans surprises, en lui donnant une conduite convenue selon son caractère, mais simplement de ne pas ruiner la cohésion d’un personnage. Cela peut aller de pair avec les caractéristiques physiques de votre personnage. Si votre héros, pleutre et maigrelet, se met soudain à exploser la tronche de son ennemi champion de boxe, mieux vaut savoir l’expliquer !

Naturellement, vous êtes largement invités à faire changer le caractère du personnage (voire son physique), au fil du récit, selon les expériences qu’il vit ou les gens qu’il rencontre. Ce changement sera même le bienvenu car il donnera plus de personnalité à votre personnage, et permettra au lecteur de s’identifier davantage à lui, puisqu’il aura vécu les mêmes expériences, à travers sa lecture ou ailleurs. On apprendra ainsi que Mignon Toudou n’était pas fou, mais que sa famille avait commencé à lui casser les pieds dès la scène d’exposition. Il faut pas pousser tout de même !

La silhouette de votre personnage se profile ? (Crédits photo : Josemanuelerre)

Le langage du personnage

Et si nous nous réservions encore un autre article réservé au langage et aux dialogues ? Riche idée, non ? En attendant, quelques mots pour préciser que le langage entre en ligne directe avec le comportement, et qu’il est une excellente manière de différencier vos personnages. Sachez exploiter non seulement les registres de langage (courant, familier, recherché) selon le personnage que vous faites parler et selon la personne à qui il s’adresse; mais aussi l’argot et les expressions de notre belle langue française.

N’oubliez pas le crédo des auteurs : « Show, don’t tell !« . Il sera inutile de décrire votre personnage comme vulgaire et ordurier si son langage parle pour lui ! Et pas la peine de montrer que votre personnage est un sale bourgeois pédant, hypocrite et méprisant si vous lui faites employer un langage familier et grossier avec ses sous-fifres, courant avec ses pairs et excessivement recherché et pompeux avec ceux à qui il veut plaire.

Utilisez à tout prix les dialogues pour faire vivre vos personnages. Croyez-moi, c’est certainement la manière la plus facile de les différencier et de leur donner du cachet. Et si vous avez encore des doutes sur le fait qu’une simple phrase peut rendre votre personnage célèbre, je vous répondrais simplement : Aï caramba ! Mille milliards de mille sabords ! Élémentaire mon cher Watson !

Le passé du personnage

Une dernière caractéristique pour la route ? Le passé du personnage. A moins que vous ne commenciez  votre récit par sa naissance, votre personnage aura toujours un passé. Et même dans la situation précédemment décrite, les lecteurs seraient nombreux à vouloir en savoir plus sur sa conception *rire gras*.  Bref, que faire avec ce passé ?

Et bien l’exploiter pardi ! Mais sans vraiment l’exploiter. Une erreur classique d’auteur est de revenir régulièrement sur le passé du personnage. Bien souvent, ces passages descriptifs d’un passé moyennement intéressant sont des ratés, car ils coupent le récit, car ils n’enrichissent pas vraiment l’histoire, car ils apprennent finalement peu de choses réellement primordiales à la suite du récit.

Au contraire, en dire relativement peu sur le passé du personnage vous permet de ménager un peu de mystère, mais aussi de garder un terrain d’exploitation. Le personnage principal de votre polar est un détective misanthrope et alcoolique ? Mieux vaut distiller (sans mauvais jeu de mots !) les raisons de son état tout au long du roman plutôt que de tout révéler dès la première scène. Cela pourra non seulement ménager une attente chez le lecteur, mais aussi vous permettre d’offrir différents éclairages sur les actions de votre cher être de papier.

Quoi qu’il en soit, il me paraît important que vous sachiez d’avance par quelles expériences est passé votre personnage, même si vous ne les révélez jamais au lecteur. En tant qu’auteur, le fait de connaître ainsi votre personnage vous aidera à le rendre plus crédible, et peu importe que vous sachiez des choses que le lecteur n’apprendra jamais, le fait de tout savoir ne pourra être qu’un plus pour vous !

Conclusion

Nous y voilà enfin ! Cette série d’article consacrée aux personnages se termine, et vous voilà fin prêt à nous inventer des personnages forts et charismatiques. J’ose espérer que les quelques conseils parsemés au fil de mes interminables lignes vous aideront  à traiter vos inventions littéraires.

Bien entendu, ce ne sont que des conseils et non des ordres ! A vous de les utiliser ou non, de les modeler à votre sauce, de les améliorer, de les renier complètement. Merci à tous ceux qui m’auront lu jusque là, et n’hésitez pas à compléter cet article par vos propres conseils et commentaires : ils sont toujours les bienvenus !

Bonne écriture à tous !

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23 réflexions sur “Créer un personnage (Troisième partie)

  1. Bravo pour votre série d’articles sur la création des personnages. J’adore votre verve, votre humour et vos illustrations. Grâce à vous, je tiens peut-être le personnage de mon prochain roman : un monsieur d’âge vénérable qui se fait passer pour un jeune homme ayant à peine dépassé la vingtaine…

    Sérieusement, merci pour vos chroniques rafraîchissantes qui oxygènent mes neurones et les alimentent en infos tout en les amusant.

    Tipram

  2. Pingback: Semaine 28- La revue de Web « Agaboublog

  3. Bonjour. Ceci n’a rien à voir avec votre article – qui m’a beaucoup plu, comme toujours quand c’est par rapport à l’écriture – C’est une sorte de problème, plus personnel et ne me demandez pas pourquoi je vous le demande à vous, je ne saurais pas l’expliquer.
    J’ai décidé, il y a quelques jours, de participer à un concours d’écriture. Le prix c’est l’édition du roman chez les éditions Black Moon (tout ce qui touche l’amour, les loup-garous, les vampires etc…, pour ado donc). Je me suis révélée assez douée dans ce domaine voilà pourquoi j’ai décidé d’y participer.
    Mais j’ai peur que ça ne plaise pas à mes parents. Ils ne seront pas contre l’idée que je participe à un concours et ils m’ont toujours tannée pour que je leur montre l’une de mes histoires (ce que je n’ai jamais fait jusqu’à présent).
    J’ai peur qu’ils n’aiment pas mon univers, l’histoire que j’écris.
    Je n’ai pas peur que des gens extérieurs n’aiment pas mon roman, mais pour ceux de mon entourage si.
    Vous vous demandez probablement, pourquoi vous, pourquoi pas un site d’ados qui parlent de leurs problèmes respectifs ou autre. Je n’en ai aucune idée 🙂

    Au revoir ! 🙂
    Post Scriptum : je comprendrais que vous ne répondiez pas à mon message.

    • Bonjour Joséphine, et merci pour ton commentaire ! Certes, il n’est pas forcément en rapport avec l’article mais a toute sa place ici ! 😉 Cela ne me dérange pas du tout de répondre à ta question, même si je ne suis pas certain de pouvoir t’aider.

      Tout d’abord rassure-toi, de nombreux auteurs sont confrontés au même problème ! Révéler ses textes à son entourage peut toujours paraître délicat. C’est parfois pire encore pour les écrivains qui travaillent sur des textes en partie autobiographiques. Dans ton cas, tu as surtout peur que ton entourage n’apprécie pas tes textes, et c’est compréhensible.

      Je pense que tu ne devrais pas avoir peur de recevoir des avis négatifs de tes proches, pour la simple et bonne raison que dans l’immense majorité des cas, les proches d’un auteur ont tendance à encenser son travail, ne serait-ce que pour ne pas le brusquer ! Dans ton cas, tes parents semblent curieux de lire ce que tu écris, ce qui est déjà une bonne chose ! Même s’ils n’accrochent pas particulièrement à ton univers (je ne connais pas tes parents, mais je sais que les miens ne sont pas particulièrement bit-lit ! 🙂 ) ils seront sûrement ravis de voir ce que tu as pu écrire, et te soutiendrons. Pour le reste, les parents sont souvent curieux, c’est très naturel !

      Néanmoins, si cela te dérange vraiment, rien ne t’oblige à leur partager tes textes ! Après tout, tu peux très bien écrire sous un pseudonyme et ne pas mélanger vie d’auteur et vie privée. D’ailleurs, le fait de recevoir des avis de gens extérieurs sur tes textes te mettras peut être plus à l’aise pour les présenter ensuite à tes proches.

      Pour ma part, j’ai présenté mes textes à très peu de proches. D’un point de vue qualitatif, et pour m’assurer d’une certaine objectivité des critiques, j’ai toujours préféré les montrer à des gens qui s’intéressent à l’écriture et peuvent me donner un avis qui n’est pas trop influencé ! Mais si ça peut te rassurer, le peu de proches à qui j’ai partagé mes manuscrits a toujours été très, voire trop, gentil dans les critiques. Si je peux te donner un conseil, c’est simplement de ne pas trop attendre des gens à qui tu livreras ton manuscrit. C’est parfois frustrant de vouloir parler de sa passion à des gens qui ne la partagent pas forcément !

      Voilà pour ma réponse, j’espère avoir pu t’aider ! N’hésite pas si tu as d’autres doutes ou si tu veux un avis sur tes textes ! 😉

      • 😀 Merci beaucoup et non je n’hésiterais pas ! Je pense que je vais en parler à mes parents ! 🙂

  4. Merci beaucoup pour tous ces conseils 🙂
    J’ai déjà écrit un récit de 100 pages tapées, qui m’a pris deux ans (pas à plein temps heureusement !), que je trouve au final incohérent, mal écrit… Mais je suis contente de l’avoir fait. J’ai l’intention d’écrire un « vrai » livre maintenant et j’essaye de donner du caractère à mes personnages, donc merci à vous 😀 !

    • C’est un plaisir si ça peut aider ! 🙂

      Vous faites bien de ne pas regretter votre premier texte. Ecrire 100 pages, même mauvaises, ce n’est pas rien ! Et comme c’est en écrivant qu’on apprend à écrire, soyez sûre de ne pas avoir perdu votre temps. Par ailleurs, si vous jugez votre prose passée incohérente et mal écrite, c’est forcément que vous avez mûri et que vous êtes désormais une meilleure auteur. 😉

      Bon courage pour votre nouveau roman !

  5. Je n’ai qu’une chose à dire : merci.

    Merci de prendre le temps d’expliquer des notions si vastes sur les difficultés que peut représenter la langue française et l’écriture d’un ouvrage.

    J’attends vos prochains articles avec impatience :))

  6. Merci pour ce très bon article !!! J’ai une question : j’ai 13 ans et demi,j’écris un roman et j’en suis rendu à la fin ,est-ce que je pourrai tenter de l’éditer ? Si oui comment ? Et est-ce qu’à mon âge ,c’est possible ? Merci d’avance !!!

    • Salut Zoé, merci pour ton commentaire. A priori, le fait que tu sois mineure ne t’empêchera pas d’être éditée. Il te faudra simplement l’autorisation de tes parents (si tu trouves un éditeur, je pense que ce sont eux qui devront signer le contrat).

      Tu peux tenter la démarche classique, à savoir envoyer ton manuscrit aux éditeurs. A ton âge, je te conseille aussi de te renseigner sur les concours d’écriture réservés aux jeunes talents. Ce sera un bon moyen de te faire connaître.

      Un conseil : arme toi de patience. Être édité n’est pas forcément facile, et il est fréquent de recevoir des refus. Il ne faut pas que cela te décourage ! 😉

  7. Simplement… Wouha !
    Je viens d’enchaîner la lecture de plusieurs de vos articles, tous plus utiles les uns que les autres surtout lorsqu’on se lance dans sa première aventure littéraire !
    Je terminerai donc on vous disant Merci de tous vos conseils !

  8. Bonjour,
    Tout d’abord merci pour ces conseils, après avoir lu plusieurs de vos articles et de bien nombreux blogs consacré à l’écriture, je constate que les mêmes conseils reviennent et s’avèrent très utiles.
    Notamment ici quand vous dites qu’un auteur doit connaitre ses personnages dans le détail même s’il ne révèle pas tout au lecteur, je ne comprenais pas trop ce conseil au départ, je luttais à avancer dans l’écriture de mon roman alors que je connaissais très bien sa trame et que je savais où je voulais en venir…. mais je ne parvenais pas à faire interagir mes personnages, à créer les situations déterminantes de façon fluides et naturelles ! J’ai lutter des jours entiers (si si j’vous jure) et c’est un conseil du même ordre que le votre qui m’a fait avancer : je devais connaitre mes personnages.

    Je me suis attelée alors à créer pour chacun des principaux et secondaires une « identité réelle » si je puis dire, je les ai confronté dans ma tête à plusieurs situations et j’ai imaginé leurs réactions propres, puis j’ai donné à chacun un ou deux tics de langage, des habitudes de tournure de phrase, une richesse de vocabulaire, une taille de phrase approximative (on connait tous le classique personnage qui parle très peu mais qui ne dit que des choses censée !), je me suis imaginé ce qu’il faisait « derrière l’histoire », quand je fermais le livre (enfin Word lol) comment vivaient-ils ? etc etc
    Et là miracle ! J’imaginais leurs journées et leurs pensées avec une facilité déconcertante et je me suis remise à écrire avec une ferveur que je croyais perdue !

    Enfin. Cette oeuvre que j’ai commencé dans mon adolescences, il y a 8 ans maintenant, est en si bon chemin qu’elle devrait naître d’ici peu.

    Tout ça pour dire en un mot à ceux qui comme vous partagent leur savoir et leur expérience d’auteur : MERCI

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