La trousse de travail de l’auteur appliqué

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D’après le calendrier, ce n’est plus l’heure de se dorer la pilule au soleil. Pire encore, on dirait bien qu’est venu le délicat moment de la rentrée. Mais plutôt que de vous morfondre, c’est l’occasion pour vous, chers auteurs, de préparer activement votre année scolaire d’écriture ! Bon, j’ai conscience que le ton un peu scolaire de cette introduction risque de faire fuir ceux d’entre vous qui ont quitté les bancs de l’école il y a des années et ne veulent plus en entendre parler, mais ne partez pas tout de suite !

Après tout, les cours d’antan, tout comme les professeurs qui les donnaient, peuvent toujours nous être utiles, même des années plus tard. Par exemple, je me souviendrais toujours de la maxime de ma professeur de Français de quatrième. Elle nous disait régulièrement, étourdis que nous étions et qui oubliions toujours nos affaires : « Un bon ouvrier n’oublie jamais ses outils« . Et je dois reconnaître que cette remarque est valable dans de nombreux cas, que vous soyez ouvrier ou non d’ailleurs !

Bref, tout ce blablatage intempestif pour vous rappeler que c’est le moment idéal pour rassembler toutes vos fournitures scolaires et créer la trousse de travail parfaite de l’auteur appliqué ! Passons donc en revue les différents outils qui pourraient être utiles à votre travail d’écrivain… A vous de vérifier si vous les possédez ou non.

De quoi écrire tout et n’importe quoi :

  • Le logiciel de traitement de texte : Fini le doux et rassurant bruit de la machine à écrire, finies les milliers de pages griffonnées de ratures et de corrections ! A l’heure du numérique, il est difficile d’écrire sans un logiciel de traitement de texte. Le plus connu reste bien sûr Word pour Microsoft, mais il peut aussi être intéressant de connaître Libre Office, la suite sous licence libre, et donc téléchargeable gratuitement.  S’il est important de disposer d’un logiciel de traitement de texte, il est plus important encore d’en connaître le fonctionnement. Sans être contraint de devenir un « super user », il peut être intéressant de connaître quelques raccourcis claviers bien utiles, ou encore de maîtriser quelques bases de typographie et de mise en page.
  • Le cahier de notes : Pour autant, vous n’en avez peut-être pas fini avec le papier ! A moins que vous ne soyez un Mobo  en puissance et que votre smartphone vous suffit, il peut être intéressant de garder un carnet où griffonner vos idées. Que ce soit pour ne pas oublier des projets d’écritures, ou encore pour travailler votre roman via quelques notes, un plan ou que sais-je encore, il est toujours utile d’avoir de quoi écrire. 100% numérique ou fanatique du papier, l’essentiel est d’avoir toujours un support de note sous la main. Il serait dommage d’oublier une bonne idée pour ne pas avoir su la noter à temps !

De quoi ne pas écrire n’importe quoi :

  • Bescherelle : Pour le coup, on retourne en enfance, mais il peut toujours être utile de garder un Bescherelle sous la main ! Un doute est si vite arrivé dans notre belle langue française… Et si vous ne faisez pas ça, vous risquâtes d’écrire bien des bêtises !
  • Dictionnaires en tous genres : En plus du petit livre rouge (je parle du Bescherelle bien sûr), n’hésitez pas à vous entourer d’un bon dico ! Outre la simple orthographe des mots, qu’un correcteur automatique de traitement de texte vous donnera aisément, le dictionnaire vous donnera surtout leur signification. Adeptes des mots rares et compliqués, n’hésitez pas à vous renseigner sur leur sens avant de les utiliser ! Pour eux et pour les autres, il pourrait aussi être utile d’avoir un dictionnaire des synonymes. En effet, le Français a cette particularité de détester les répétitions, si bien qu’il peut être utile d’étoffer un peu son vocabulaire à l’aide de synonymes bien placés ! Naturellement, si vous préférez ne pas vous encombrer de quinze kilos de dictionnaires avant d’écrire, vous trouverez ce qu’il faut sur Internet ! D’ailleurs je suis sûr qu’un Mobo généreux qui passerait par-là pourrait nous donner une ou deux applications mobiles géniales pour cela.    

De quoi se documenter

  • Internet : Nous en parlions justement au sujet des dictionnaires, Internet risque de vous aider plus d’une fois ! Finis les pauvres auteurs qui écument les mers leur livre sous le bras, pour chercher le quidam ou l’information qui rendra leur œuvre plus cohérente ! L’Internet, pour peu que vous sachiez utiliser Google, sera une source d’informations presque infinie. Naturellement, il ne s’agit pas uniquement de croire en Wikipédia, ce n’est que l’une des diverses sources qui vous documenteront. A ceux qui me taxeront de jeune perdu dépendant aux technologies, je dirai qu’Internet est également un très bon moyen de trouver des contacts humains, que ce soient d’autres auteurs, ou des personnes qui s’y connaissent mieux que vous sur l’un des sujets que vous voudriez traiter (voir la partie « de quoi s’entraider »).
  • Livres : Naturellement, il serait stupide d’oublier de consulter des livres pour en écrire un ! La lecture accompagne forcément l’écriture, et ce serait une erreur de ne pas lire. Outre les différents livres qui pourraient vous documenter sur un sujet ou une thématique, je vous recommande de lire des fictions, qu’elles soient dans votre genre ou non. En effet, il me parait risqué d’entreprendre un roman sans connaître les codes et les usages. Par ailleurs, dites-vous que si vous-même ne lisez pas, qui vous lira ?!

De quoi écrire partout

  • Dropbox : Bon, ma publicité est mensongère parce que vous ne pourrez pas écrire si vous n’avez pas de connexion Internet ni d’outil pour écrire, mais je tenais simplement à citer Dropbox comme un outil particulièrement utile. Ce site vous permettra d’enregistrer gratuitement vos oeuvres en ligne, et de les synchroniser à chaque connexion. Outre le fait rassurant d’avoir ses textes toujours sauvegardés quelque part, Dropbox vous permettra d’y accéder depuis n’importe quel mobile ou ordinateur connecté à Internet. Plutôt pratique pour être capable d’écrire presque n’importe où !

De quoi illustrer

  • Flickr : Bon, c’est mon petit secret donc ne le dites à personne, mais je trouve le site Flickr plutôt génial pour trouver des photographies ou des images qui feraient d’excellentes couvertures. Utiliser un cliché est un bon moyen de faire une jolie couverture sans avoir besoin d’être un génie du graphisme. Attention ! N’oubliez jamais les droits d’auteur. Si vous prenez une photographie pour votre roman, contactez toujours son auteur et veillez à ce qu’elle soit en licence libre. Flickr est très utile car il propose une recherche de contenus « Creative Commons », donc potentiellement utilisable pour vos œuvres !

De quoi s’entraider

  • Internet : Encore lui ?! Et oui, décidément Internet est partout de nos jours. C’est l’outil idéal pour rencontrer des personnes capables de vous livrer conseils ou coups de main. Vous trouverez divers sites, dédiés aux auteurs ou non, qui pourront vous aiguiller dans plusieurs domaines. J’ai par exemple envie de présenter ce forum anglophone de physique qui a dédié une partie de son espace aux auteurs de Science-fiction pointilleux. Moins scientifique mais tout aussi utile, la communauté francophone de bêta lecture Cocyclics  pourrait être riche d’enseignement sur la qualité de vos écrits. N’oubliez d’ailleurs jamais de « bêta-lire » (lire avec une vision critique le premier jet d’un roman) d’autres auteurs. Dernier site que je recommande chaudement, l’excellent Publetariat sera une source quasi inépuisable de conseils aux auteurs, et ce dans tous les domaines, à condition de maîtriser la langue de Shaekspare. Si vous connaissez d’autres sites utiles aux écrivains, et je sais qu’il y en a, n’hésitez pas !
  • Vos proches : Fini le cliché de l’auteur maudit, un poil sociopathe et renfermé sur lui-même. Avouez-le : vous avez des proches ! N’oubliez jamais de demander à votre entourage un peu d’aide. Votre petite cousine a des talents de graphiste ? Elle pourra faire vos couvertures ! Votre grande tante est une as de l’orthographe ? Elle pourra corriger vos œuvres ! Attention néanmoins à ne pas laisser l’aspect critique de vos romans à vos proches, car ils auront tendance à ne pas souligner vos défauts ou les faiblesses d’un texte.

Voilà qui devrait clore la liste de fournitures pour cette année ! J’espère que vous avez une trousse solide, surtout si vous devez y mettre tous vos proches. J’espère que cette petite liste non exhaustive vous aura donné de quoi écrire. Et si vous pensez que j’ai oublié certaines choses cruciales, n’hésitez pas à partager vos propres outils dans les commentaires !

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9 réflexions sur “La trousse de travail de l’auteur appliqué

  1. Youpee, c’est la rentrée ! Youpee, on prépare sa trousse 😉 …

    Moi j’avoue que j’ai une jolie pile de dictionnaires, et surtout un Bescherelle magique « Le dictionnaires des difficultés » (1) qui est formidable pour ne pas perdre 3 plombes sur Google à vérifier le sens d’une expression ou son utilisation…

    Et puis pour les traitement de texte, un petit peu de Latex ? 😉

    Étonnamment, je préfère une page blanche à un écran blanc et je continue à écrire sur papier avant de le traiter informatiquement… chacun ses préférences !

    Joli article, une liste exhaustive de conseils 😉 !

    (1) http://www.amazon.fr/Bescherelle-dictionnaire-difficultés-Claude-Kannas/dp/2218951959

    • (Je précise que j’avais fait une jolie balise « troll » autour de mon « un petit peu de latex », mais elle a été supprimée par le site ;))

  2. Ravie que vos – très longues – vacances soient terminées.
    Vos tribulations en terre chinoise vous ont fait le plus grand bien, à en juger par les vibrations prometteuses qui se dégagent de votre article. Je pensais avoir pratiquement fait le tour de ce dont un auteur avait besoin, et je m’aperçois que non, que vous m’avez encore donné de précieux tuyaux.

    Tout d’abord, Libre Office. Puis-je vous demander pourquoi vous l’appréciez, et s’il a des fonctions que Word ou Atlantis n’offrent pas ? Ensuite, concernant Dropbox, savez-vous ce qu’il en est de la confidentialité ? Des personnes « non autorisées » pourraient-elles accéder aux fichiers ?
    Grâce à vous et à l’article du Baiser de la mouche, j’ai ajouté le mot Mobo à mon vocabulaire.

    Je vous quitte pour me rendre sur le site Publetariat que vous recommandez. Je n’oublie pas de vous souhaiter une excellente rentrée en espérant que vous continuerez à partager avec nous vos vues sur l’écriture et la lecture.

    Tipram

  3. Merci pour vos commentaires ! 😀

    @Diabazo Ton Bescherelle m’a l’air plutôt génial ! Surtout qu’il faut en effet 3 plombes pour démêler le vrai du faux face à un souci d’expression… Concernant Latex je connais très mal. Ce n’est pas horriblement compliqué ?
    Et pour le papier rassure toi, tu n’es pas la seule ! Au NaNoWriMo par exemple J’ai remarqué que beaucoup de personnes écrivaient d’abord sur papier avant de retranscrire. J’ai d’ailleurs trouvé ça étrange car ça me paraissait une grande perte de temps pour le défi 50 000 mots !
    Mais en tout cas je peux comprendre la préférence sur le papier, même si mon écriture complètement dégueulasse me pousse à privilégier le clavier ! :-p

    @Tipram Merci du compliment ! 😉 Pour être franc je n’utilise pas Libre Office en ce moment, mais le recommande parce qu’il est disponible gratuitement, contrairement à Word qui coûte une fortune. Concernant les fonctions de Libre Office, elles sont globalement similaires à la plupart des traitements de texte. Pour les auteurs numériques, je dirais que l’intérêt pourrait être l’existence d’une extension (Writer2epub) qui permet de transformer directement le document LibreOffice en epub.

    Au sujet de Dropbox je dirais qu’il est relativement confidentiel. A partir du moment où c’est sur Internet, ce n’est plus vraiment confidentiel, mais pour répondre simplement à la question : vous serez la seule à accéder à vos documents, même si de mémoire vous pouvez également créer un dossier « Public » pour partager avec d’autres.

    Bonne rentrée à vous aussi et à très bientôt !

    • Le Bescherelle est super pratique pour toutes ces expressions que tu emploies à l’oral mais dont tu n’es plus très sûr quand il s’agit de les coucher sur le papier… !
      Pour Latex c’est pas vraiment abordable comme ça, ça demande un apprentissage, mais je trouve ça plus sympa en ce qui me concerne 😉 !
      Et si tu considères que les gens qui écrivent sur papier y trouvent leur inspiration ce n’est probablement pas du temps perdu !

    • Mouhaha : je connais une personne qui écrit son NaNoWriMo sur papier (quand elle a pas son ordinosaure à prise) et le retranscrit ensuite. A chaque fois, elle rajoute des tas de mots, ce qui augmente bien son wordcount.

      Bon alors, tout ça ne nous dit pas si tu t’y colles ou pas cette année ! Alors ?
      (et sinon, t’as oublié les boules quiès dans ta trousse… pour empêcher les autres de vous déranger !)

      • Pas faux les boules quiès ! Mais les auteurs qui ont vraiment besoin de silence (et on une famille bruyante ! 😉 ) devraient plutôt emporter un bureau insonorisé dans leur trousse ! 🙂

        Pour le NaNo, on verra bien. J’pense plutôt en profiter pour trouver le courage de terminer le précédent qui moisit dans son coin !

  4. Pingback: Semaine 37- La revue de Web « Agaboublog

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