Miroirs – Maxime Lorfrais

Miroirs-couverture

Il n’y a pas si longtemps, je vous parlais d’un petit nouveau dans le paysage de l’édition numérique française : NeoWood éditions. Aujourd’hui, c’est le moment de chroniquer l’une de leurs premières publications, que je viens à peine de terminer. Et autant vous dire d’entrée de jeu que ce premier roman est très prometteur pour leurs publications à venir ! Mais cessons-là ce mauvais teasing pour aller droit au but, et vous parler du roman Miroirs, écrit par Maxime Lorfrais.

Miroirs est un polar, ce que sa mystérieuse couverture sur fond de vieil immeuble parisien laisse vite comprendre. La plume assez noire de l’auteur va rapidement confirmer la nature du texte. Nous nous retrouvons face à Pierre, un mystérieux narrateur qui nous explique comment l’euthanasie de son chat réveille en lui les pires souvenirs. L’homme est trouble, assez évasif. Mais face à la dureté de ses propos, face au récit de sa jeunesse marquée par un père violent et abusif, on comprend vite que Pierre n’est pas un enfant de chœur, même si le fait de devoir tuer son chat le fait pleurer.

C’est ainsi que Maxime Lorfrais nous dépeint ce qui pourrait très bien être l’autobiographie d’un tueur en série. Le roman se veut très réaliste et psychologique. Nous ne sommes pas devant un tueur sanguinaire et sans états d’âme mais devant un être humain torturé, qui nous explique les origines de sa nature. N’étant pas un spécialiste du polar, je ne peux vous dire si ce portrait est original ou non, mais toujours est-il qu’il est très bien écrit et assez prenant, ce qui est déjà un bon point de départ.

Seulement voilà, honteux adepte des scènes sanguinolentes et de l’action stupide des films d’actions américains, je commençais doucement à trouver le récit de Pierre un peu long, moi qui aurais préféré le voir étriper ses victimes plutôt que de parler de son chat (non pas que je ne sois pas un grand fan des chats, ne vous y trompez pas !). Et c’est alors qu’il s’est passé quelque chose d’aussi agréable qu’inattendu ! Je tournais bêtement ma page numérique quand j’ai vu s’afficher en lettres capitales : DEUXIÈME PARTIE.

Suis-je enfin tombé sur les meurtres et les horreurs que j’aurais pu attendre ? Pas du tout, mais j’ai eu droit à bien mieux ! Sans trop en dévoiler sur l’intrigue, la deuxième partie change du tout au tout. Adieu le triste Pierre qui nous racontait froidement ses premiers meurtres et bonjour à Jean-Pierre Lorfrais (un parent de l’auteur ?), commandant de police qui enquête sur le tueur en série à partir de l’autobiographie rédigée en première partie.

Dès lors, j’ai compris que Maxime Lorfrais était un excellent auteur, qui maniait très habilement la narration de manière à surprendre le lecteur. Et si j’avais des doutes sur l’originalité (et non pas sur la qualité) de la première partie, le reste du texte m’a prouvé que Miroirs était un polar non seulement très réussi, mais aussi très « frais » et non conventionnel. Et cette petite « surprise » de la seconde partie n’aura pas été la seule, puisque la fin du roman a fini de me conquérir !

Vous l’aurez compris, je vous recommande chaudement ce roman, que vous soyez amateur de polar ou non. Si Miroirs est assez dur à certains passages et que le fond du récit reste fondamentalement sombre, vous n’y trouverez pas de scènes de violence inutile, mais surtout un texte surprenant et de qualité. Miroirs est disponible en ePub, Mobi et PDF sur la boutique de NéoWood éditions pour la somme de 4,99 €, et je vous assure qu’il les vaut !

Retour écrit pour le club des lecteurs numériques

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6 réflexions sur “Miroirs – Maxime Lorfrais

  1. Lu peu de temps après sa sortie , ce roman est une bonne surprise . Après sa lecture , j’ai eu la même impression que toi Pierrick à propos de l’art de la narration de Maxime Lorfrais. Un auteur qui sait se faire remarquer dès son entrée en piste. Bon flair de NéoWood éditions!

  2. Hello,
    Ce livre à l’air vraiment très bien.
    Je trouve son prix un peu cher pour un livre numérique.
    Je vais télécharger l’extrait avant de me laisser tenter… ou pas. 🙂

    Merci pour cette présentation.

    Céline

    • Le prix ne me choque pas trop… Peut-être qu’un euro de moins aurait été appréciable ! Il fait un peu plus de 170 pages pour info.

      Je pense que l’extrait doit te donner un bon aperçu de la plume de l’auteur, même si, personnellement, j’ai davantage apprécié la seconde partie, qui selon moi constitue vraiment l’intérêt du bouquin.

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