L’art est-il commercial ?

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Quand j’ai voulu savoir si on disait auto-édité ou auto-éditeur, je ne m’attendais clairement pas à recevoir autant de commentaires si constructifs. Comme j’aime à le dire, c’est l’un de ces articles où les réactions deviennent finalement plus intéressantes que le billet en lui-même, et c’est toujours un grand plaisir ! Entre autres contributions, celle du photographe et éditeur Jean-Luk, qui amène le billet du jour. Allant un peu au-delà du sujet initial, Jean-Luk a discuté avec notre ami TheSFReader du côté commercial ou non de l’art. Pour le premier, l’art ne pouvait être considéré d’un point de vue commercial :

« Vous parlez de produit, c’est bien triste, on se croirait au supermarché. »

Pour le second, c’était tout le contraire :

« Je comprends bien votre réticence à mettre de la distance entre le livre publié et son auteur, autrement dit à prendre le livre non plus comme une œuvre mais comme un produit. Malheureusement, c’est au final un « produit » qu’attend le lecteur. »

Pour ma part, je rejoins TheSFReader. Je penche et j’ai toujours penché vers cette seconde hypothèse : l’art comme produit. Le but de ce billet sera donc d’expliquer et de développer mon point de vue à ce sujet. Naturellement, il ne s’agit en rien de prouver que ce que je pense est vrai, et j’espère que cet article engendrera de nouvelles discussions aussi intéressantes que les précédentes !

L’art : de quoi parle-t-on  ?

Ce billet me pousse à investir plus loin que mon champ habituel, qui est le livre. La discussion originale portait avant tout sur la photographie. Bien sûr, ne soyons pas avares et considérons l’art sous toutes ses formes ! Nous parlerons ici des expressions les plus « physiques » de l’art : photographies, livres, peintures, sculptures… Déjà, on comprend la complexité du sujet en réalisant que la notion d’art n’émane pas forcément de l’objet en lui-même, mais de ce qu’il dégage. C’est d’autant plus fort pour le livre dont l’objet n’est qu’un support. Pour la peinture, a-t-on besoin de l’objet pour admirer l’œuvre ? Peut-on aimer la Joconde sans l’avoir jamais vue au Louvre ? J’ai la prétention de croire que oui, car c’est l’image qui impressionne. Le tableau, lui, n’est finalement qu’un cadre en bois couvert de pigments colorés.

La Joconde de Botero

Je ne vois vraiment pas en quoi cette image de la Joconde de De Vinci devrait jalouser le tableau !

Pourquoi est-il difficile de considérer l’art comme commercial ?

Nous entrons ici dans le vif du sujet. Pourquoi cela paraît-il choquant de dire qu’un objet d’art peut subir, commercialement, les mêmes lois qu’une boîte de thon ? Pourquoi cela peut-il choquer de dire qu’un auteur et un éditeur doivent adopter les plus vils concepts marketing s’ils  veulent réussir à vendre leurs bouquins ? Pourquoi cela paraît-il si incohérent d’avancer que l’art est aussi commercial que le porno ?

Je vais ici invoquer une hypothèse passe-partout que m’avait soufflée Jean-Basile Boutak sur un billet qui évoquait la publicité dans les livres numériques : l’exception culturelle française. A vrai dire, j’ignore si ce travers n’est présent que dans le pays des Lumières, mais il faut reconnaître que les français accordent une valeur presque sacrée à l’Art (avec un grand A). En parallèle, ils développent un énorme tabou à parler d’argent. L’argent, c’est mal.

En résultent certaines contradictions dans les modes de pensées. En France, tout le monde s’accorde pour dire que la culture doit être gratuite, justement car l’art est sacré et doit être diffusé à tous. Tous reconnaissent également que les artistes devraient pouvoir vivre de leur art. Nuançons cette dernière phrase en avançant que les artistes ne doivent pas non plus gagner des sommes astronomiques, parce que ce sont quand même de sales branleurs ! C’est ainsi qu’un artiste indépendant qui galère sera reconnu comme un génie, tandis que le même artiste qui gagne des millions sera décrié comme « commercial », comme un traître à l’art. Comme si l’art nécessitait justement de ne pas pouvoir en vivre complètement.

Au final, il est aisé de comprendre que cette difficulté d’associer argent et art est en grande partie culturelle. J’ai réalisé il y a peu que j’étais atteint par un complexe similaire, vis à vis de la religion. Alors que j’étais en voyage d’affaires à l’International (non, je plaisante : j’allais juste voir ma chère et tendre, partie en Irlande quelque temps) j’ai été choqué de constater que l’accès à la Cathédrale Saint-Patrick de Dublin était payant. Pour moi qui vis à Amiens, et peux donc visiter gratuitement la plus belle Cathédrale du monde, je trouvais cela presque offensant.

Borgias

« Comment ose-t-il parler d’argent et de religion dans une même phrase ? »

Pourtant, on en revient à cette notion de ce qui peut être commercial ou non. Après tout, une cathédrale exige un immense travail d’entretien, et le paiement d’un minimum de personnel. Pourquoi suis-je donc choqué de voir son entrée payante ? Nous avons été élevés avec cet à priori que l’art, tout comme la religion certainement, n’était pas commercial. Et les spécialistes en Histoire de l’art, qui passeraient par ici dans l’illusoire idée que cet article est rédigé par quelqu’un qui s’y connait, seront ravis de faire des parallèles entre l’art et la religion, qui ont toujours été farouchement liés.

Qu’est-ce qui laisse à penser que l’art est commercial ?

Passée l’idée que notre culture nationale nous a trahis et fait de nous des moutons aux pensées uniformes, nous pouvons commencer à nous interroger sur la vraie nature de l’art. Et si, effectivement, il était un produit commercial comme un autre ? Plusieurs faits viennent étayer cette théorie. Le premier d’entre eux est simple : il existe un business de l’art ! Car les œuvres ne sont pas toujours destinées à être présentées en musées, ni même à être publiques. Vous me direz peut-être qu’une galerie d’art ne peut s’apparenter à l’IKEA du coin ? Et pourtant, il y a dans les deux cas des vendeurs, des clients et des gens qui viennent se balader sans intention d’acheter.

Art-ikéa

Le célèbre galeriste Ikéa vous présente le vernissage de son dernier artiste Suédois : Gütlefluk

Ah ! On pourra dire qu’un objet d’art ne s’acquiert pas comme une chaise de bureau ? Que l’art exige une sensibilité et une culture sans pareil ? Je pense pourtant que l’achat d’une chaise peut davantage toucher notre sens artistique que celui d’une oeuvre d’art. Après tout, une chaise est une chaise ! Si on ôte la variable prix, on peut se dire que le choix d’une chaise ne repose pas sur ses fonctionnalités (toujours les mêmes : s’asseoir) mais avant tout sur son aspect physique, son harmonie, sa beauté.

En revanche, l’achat d’une oeuvre d’art est de plus en plus considéré comme un investissement. Plus question d’harmonie ou de valeur artistique, on réfléchit valeur commerciale et plus-value. Finalement, le côté romantique tombe à plat quand on réalise qu’acheter un tableau de maître n’est pas plus ou moins bohème que d’investir dans telle ou telle action boursière.

L’argent va d’ailleurs plus loin en nous permettant de distinguer la qualité d’une oeuvre par rapport à une autre. Moi qui suis complètement profane en art contemporain par exemple (mais qui fais très bien semblant d’être un spécialiste en publiant des articles infiniment long sur le sujet de l’art…), je serais incapable de reconnaître le grand génie (ou non) d’un peintre. Heureusement, la valeur monétaire d’une œuvre d’art va me permettre de distinguer les œuvres artistiques des vulgaires gribouillis sans nom.

Par exemple, stupide que je suis, j’aurais été incapable de deviner l’inestimable valeur artistique du tableau « Orange, rouge, jaune », de Mark Rothko (que vous pouvez voir si dessous) si je n’avais su qu’il avait été vendu 86,9 millions de dollars. Une fois cette information apprise, je peux enfin vous dire avec certitude que cette petite merveille de l’art contemporain, qui porte certainement son nom mieux que tout autre tableau, est purement, réellement, pertinemment artistique.

Orange-Rouge-Jaune

C’est finalement vrai pour la plupart des « disciplines » qui touchent à l’art : on reconnait le talent d’un artiste uniquement à l’argent qu’il est capable de générer. Pour les auteurs par exemple, il est toujours délicat de s’affirmer « écrivain » si on ne vit pas de sa plume ou si on n’est pas publié chez un éditeur honorable. Bref, est écrivain celui qui créé de vrais produits commercialisables, et si possible de grande valeur.  Certes, on en revient à certaines limites. Si le succès paraît trop commercial ou n’est pas suffisamment bien déguisé, l’auteur pourrait perdre de sa notion d’artiste. Nous pourrions ici citer les bien aimés Marc Lévy ou Guillaume Musso, auteurs français les plus lus mais les moins assumés par leur public.

Conclusion

Bref, voilà comment je justifie ma tentation de dire que l’art est infiniment commercial. Il faut avouer que ce n’est pas forcément un produit comme un autre, mais ne pas oublier pour autant qu’il reste un produit. Certes, le côté romantique et intemporel de toute œuvre peut nous faire penser le contraire, mais les plus grands monuments artistiques ont toujours un rapport avec l’argent, d’une manière ou d’une autre.

Pour terminer sur une touche plus terre à terre et revenir sur les sujets habituels de l’auto-édition ou de l’écriture, ce constat peut se traduire, pour vous chers auteurs, à la prise en compte du processus « commercial » qui doit accompagner l’écriture de vos textes. En effet, la position « je suis un artiste et je le reste » risque de vous faire gonfler les chevilles. Elle me semble qui plus est incompatible avec l’idée de vendre vos textes, car le fait de les monnayer en fera systématiquement des produits. Par ailleurs, penser commercial vous rappellera que vos « produits » littéraires se doivent d’être de qualité, et vous poussera certainement à les perfectionner davantage que ne le fait la simple prétention artistique…

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8 réflexions sur “L’art est-il commercial ?

  1. Voici une réponse publiée en parallèle : Un auteur auto-publié n’est pas un éditeur http://cause.jluk.fr/?p=1070
    Si l’art est commercial, il n’est pratiquement jamais rentable selon les critères de la finance, hormis des opérations… douteuses, pour certains, l’art contemporain serait l’art pompier (officiel) de nôtre époque. Le public ne s’y trompe pas, l’expo Salvador Dali au Centre Pompidou vient de battre une nouvelle fois des records d’entrées, et justement Dali ne bâclait pas ses toiles, c’est un artiste artisan si l’on peut dire, ce que ne sont pas bon nombre de contemporains. Pour les artistes contemporains, penser une création est déjà de la création, la réalisation est un passage obligé, mais vulgaire, dégradant presque. À Rennes, il y a une sculpture qui a été réalisée sans l’artiste qui était mourante à Paris, sous-traité à des ouvriers la sculpture ! http://jluk.photoshelter.com/gallery/FRAC-Alignements-du-XXe-siecle/G0000H8l2IJ0YlUg/C0000Sqv9ScAoeLo

  2. A vrai dire, l’art pour l’art, ça existe. Je l’ai rencontré… Mais à partir du moment où l’on souhaite le vendre, on ne peut plus nier un aspect commercial.

    C’est intéressant aussi de voir comment certaines oeuvres « commerciales » au moment de leur création, obtiennent avec le temps et le recul une appréciation « artistique » autrement plus importante que d’autres plus « pointues ».

  3. Écoutez, en général je lis vos articles avec intérêt, car je trouve vos réflexions pertinentes et qu’elles me donnent souvent matière à réflexion. Mais ici ce n’est pas le cas, je ne réponds pas point par point, il faudrait tout reprendre, car vous recensez tous les clichés et enfoncez « les portes ouvertes » (il n’en manque pas sur ce sujet). Et vous en concluez quoi ? Pas grand-chose. Franchement que veut dire ceci ?
    Par ailleurs, penser commercial vous rappellera que vos « produits » littéraires se doivent d’être de qualité, et vous poussera certainement à les perfectionner davantage que ne le fait la simple prétention artistique…
    Qu’il faut bien s’appliquer pour rendre un travail de qualité ?

  4. Merci à tous pour vos commentaires et vos ajouts au sujet !

    @Jean-Luk : Je n’ai vu votre article que ce matin, merci d’avoir partagé le lien ! Il est sûr que mon article est volontairement caricatural, car il y a toujours la part des choses à faire entre art et commerce. Il est évident que les succès commerciaux sont souvent des artistes talentueux. En ce qui concerne l’art contemporain, si le public ne s’y trompe peut-être pas, nous ne pouvons pas dire que tous les artistes contemporains subissent des échecs commerciaux. Certains artistes contemporains bien vivant vendent leurs œuvres pour des millions. Mais il est toujours difficile de juger un courant artistique dont on ne connait pas les codes.

    Vous parlez de Dali, et il s’agit bien évidemment d’un « artisan ». Je suis moi-même subjugué devant certains tableaux anciens, qui me rappellent que nos artistes ont perdu infiniment de techniques par rapport à ceux d’antan. Néanmoins, la notion d’artisan nécessite un travail de longue haleine, quasi permanent et beaucoup d’expérience. Sans argent (donc sur une démarche purement artistique), il est strictement impossible de s’adonner à ce point à son art. Dali ne déroge pas à la règle, lui qui n’était pas particulièrement pauvre.

    @TheSFReader : Je suis assez radical, mais je pense que l’Art pour l’Art n’existe tout simplement pas. Je me souviens d’une phrase de mon professeur de philo qui disait « on ne peut pas philosopher le ventre vide ». Pour l’art, c’est pareil. Il s’agit d’une discipline qui ne répond pas aux besoins primaires. Tout artiste aura donc, d’une manière ou d’une autre, pensé à une manière de subsister tout en exerçant son art. Cela ne veut pas dire que tous les artistes sont riches, loin de là, mais juste qu’ils ne peuvent continuer sans une source de revenus quelconque. Certes, je tire un peu la corde en avançant que cela vient systématiquement d’une démarche commerciale…

    Pour le reste, tu as raison. Le commerce ne va pas toujours dénaturer l’art. On peut imaginer que certaines publicités ont quelque chose de plus artistique que des œuvres pures et dures.

    @Monique Douillet : Tout d’abord, merci de votre franchise ! Je dois avouer que je n’ai pas écrit cet article avec autant de facilité que certains autres et qu’il peut tout à fait être considéré comme bancal. D’autant plus que je ne suis pas un spécialiste en la matière, loin de là !

    Pour ce qui concerne le cliché, je l’assume complètement. J’ai toujours du mal à refuser le cliché car il représente souvent un fond de vérité. En l’occurrence, les clichés que j’utilise visent à attaquer un autre cliché autrement plus répandu qu’est l’art romantique, la création à rêve et à paillettes.

    A propos de la conclusion, elle peut en effet paraître horriblement simpliste. Si je voulais être de mauvaise foi, je dirai que le conseil « il faut bien s’appliquer pour rendre un travail de qualité » pourrait servir à certains. Mais le fond de ma pensée était surtout de rappeler que l’auteur qui diffuse ses textes n’est pas le seul dans la boucle. Se placer en poète maudit, qui refuse toute critique ou toute modification et se contente simplement d’écrire au fil de la plume, ne peut fonctionner que pour un auteur qui ne diffuse pas ses textes, ou tout du moins ne les vend pas.

    Rassurez-vous en tout cas, je ne pense pas m’attaquer trop souvent sur des sujets si complexes. J’espère que cette petite déviation de ma part ne vous empêchera pas de passer à nouveau sur ce blog à l’occasion !

    • Non bien sûr, j’apprécie vos interventions ! Juste sur ce sujet, je réfléchis beaucoup et j’aurais sans doute mieux fait de rédiger un article à mettre en regard, plutôt que contester l’ensemble sans entrer dans le détail et reprendre chaque point. A vrai dire, cela m’aurait pris la journée et j’avais d’autres urgences. Très cordialement !

      • Je comprends tout à fait ! 🙂 Rien n’est plus long que d’écrire un article, surtout si vous devez lister chaque point abordé ici ! Si jamais vous écrivez un article sur le sujet, n’hésitez pas à venir placer le lien ici ! A très bientôt !

  5. C’est bien vrai, l’art est un business. J’ai bien aimé le passage où tu met en lumière le paradoxe artiste – salaire… Une question, en tant qu’artiste que je me pose souvent à moi-même… Personnellement, je trouve ça malheureux.. Que ce soit pour l’art ou pour autre chose en réalité, une chaise, un slip ou autre chose. Car l’achat, l’approbation du public, n’est pas influencé par l’oeuvre en elle-même, mais par tout le marketing qu’il y a autour, ou pire pour une oeuvre d’art, par sa valeur marchande. C’est aussi ce qu’on m’a appris au Baccalauréat. J’ai fait des oeuvres qui me plaisaient, qui plaisaient autour de moi, avec une technique qui était certaines fois plus poussée que celle de mes camarades, des choses plutôt belles. On me disait, explique tes références, fait un joli discours pour mettre en avant ton tableau… etc… Il était plus important de faire un beau discours autour du tableau que de faire un beau tableau. Et c’est d’ailleurs pour ça que des tableau du style « orange -jaune  » mes couilles (désolé pour l’artiste) valent + que certains tableau d’Amy lee par exemple. Mais d’un autre côté, sans opération marketing, sponsors ect, aucun tableau ne serait vendu à 86 millions de dollars. Le problème ce n’est pas que l’art soit un business. Le probleme c’est le business, et cette obsession de la réussite, qui nous pousserait au rang d’élite. Il m’arrive aussi de rêver d’hotel, de champagne au bord de la piscine… Et puis j’écoute du raggae et ça va mieux.. x)

    • Merci pour ce commentaire sur un article qui a quelques années au compteur. J’ai dû m’y replonger pour lire quelles bêtises je disais à l’époque !

      Je suis tout à fait d’accord avec cette idée que le marketing prend le pas sur l’oeuvre, en particulier pour les tableaux contemporains les plus coûteux. En mettant de côté les tableaux anciens, qui ont une valeur historique et précieuse, le véritable problème est qu’aucune oeuvre d’art ne devrait coûter des millions. En effet, on parle de « business », car les artistes les plus côtés sont devenus des investissements comme des autres pour les plus riches.

      Plutôt que d’être payés équitablement, les artistes participent alors à un vaste loto, qui les mène vers la misère ou l’extrême richesse, selon leurs relations et leur business plan. Ou tout simplement vers une vie simple et heureuse pour les plus raisonnés et chanceux d’entre eux ! 😉

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