Faut-il se forcer à écrire des romans ?

Nous entrons dans le début d’une nouvelle année, période durant laquelle il est souvent coutume de diffuser des conseils sur la motivation personnelle et le pouvoir de l’esprit, poussés que nous sommes par l’enthousiasme d’une année nouvelle et de bonnes résolutions qui n’ont pas encore eu le temps d’être mises à mal. À vrai dire, et par esprit d’opposition, j’ai décidé d’entamer la démarche inverse, en dédiant ce premier article de l’année 2017 à la flemme, au manque de motivation, voire à l’abandon. C’est ainsi que j’en ressors avec ce thème un peu bancal, mais qui doit sûrement avoir un intérêt : faut-il se forcer à écrire des romans ?

Crédit photo : Gisela Giardino

Crédit photo : Gisela Giardino

Arrêter d’écrire…

Ceux qui me suivent ici depuis un certain temps ont peut être remarqué une certaine baisse de régime dans l’activité de ce blog. Et je dois admettre que cette absence de publication va de pair avec l’arrêt pur et simple d’écriture de fiction, ces derniers mois (voire plus…).

Comment j’ai arrêté d’écrire ?

Cela fait un temps certain que je ne me suis attaqué à aucun projet et que je n’ai pas pris le temps d’écrire par simple goût de la création. Mon dernier texte en date étant la montre automatique, une nouvelle disponible gratuitement sur Wattpad. Le pire dans tout ça ? J’ai un roman finalisé de côté, une centaine de pages qui n’attendent qu’une attentive relecture… mais non.

Depuis un long moment déjà, je suis au point mort. C’est à croire que j’ai tout bonnement décidé d’arrêter d’écrire. Pourtant, cette décision n’a jamais vraiment germé dans mon esprit, et il n’y a pas un seul moment où je me suis dit « ok, j’arrête là ! ». Et pourtant, il n’y a pas non plus un seul moment où je me suis dit « et si je m’attaquais à ce nouveau projet littéraire ? ».

N’allez pas croire qu’il s’agit là d’une dépression ou d’une remise en cause métaphysique. À vrai dire, c’est juste que j’ai d’autres choses à faire, que je voyage pas mal en ce moment, que je bosse aussi tout autant, et que mes motivations principales ne sont plus forcément tournées vers l’écriture de romans.

Une nouvelle victime de l'angoisse de la page blanche ? (Crédit photo : Giacabo)

Une nouvelle victime de l’angoisse de la page blanche ? (Crédit photo : Giacabo)

L’angoisse de la page blanche ?

Face à une telle réalisation (j’ai arrêté d’écrire), on pourrait croire que la flamme s’est envolée, que madame imagination me boude, que j’ai l’angoisse de la page blanche… Mais rien n’est plus faux !

J’ai toujours considéré l’angoisse de la page blanche comme un mythe, comme une belle manière de ne pas s’avouer qu’on a la flemme, qu’on ne veut pas écrire. Parce qu’à vrai dire, je souffre encore de tous les signes qui font de moi un écrivain en puissance,  et j’imagine encore très souvent des histoires, plus ou moins complètes.

Avant de dormir, je m’inflige l’invention d’un scénario, ce qui m’aide à dormir, à tel point que j’écris des romans entiers dans ma tête sans jamais rien coucher sur le papier. La page n’est pas blanche, donc, c’est juste moi qui me refuse à ouvrir le livre pour la noircir.

Les causes de perte de motivation chez un auteur

Vient donc le moment où je me dois d’extrapoler la situation, car s’attarder uniquement sur ma propre personne ne relève pas forcément le débat. Force est de constater que d’autres auteurs de mon entourage ont aussi rangé les armes, temporairement ou pas.

Autant de collègues auto-éditeurs qui avouaient parfois leur désintérêt progressif pour l’écriture, sans que je puisse vraiment les comprendre sans me retrouver moi-même devant le fait accompli.

Force est alors de chercher à s’interroger sur ce qui peut créer le manque de motivation d’un écrivain. Libre alors à nous de dresser une liste plus ou moins exhaustive des causes qui peuvent décourager un auteur à continuer sur sa voie :

  • Le manque de temps : je pense que le souci numéro 1 chez tout auteur adulte est tout bonnement le manque de temps. Vie de famille, boulot, loisirs… Ce sont autant de choses qui peuvent facilement prendre le pas sur le temps dédié à l’écriture. Et si ces différents éléments vous comblent davantage que l’écriture, votre esprit fera fatalement le choix !
  • L’absence de résultats : si vous vous lancez dans l’écriture d’un roman, vous vous apercevrez bien vite que c’est une tâche assez ingrate. Et pour cause, il va vous falloir des jours et des jours de travail pour avoir un résultat vaguement potable, sans que vous ayez forcément la certitude que votre production soit vraiment de qualité. Résultat : nombreux sont les auteurs en herbe à abandonner avant de boucler leur premier roman, en prenant conscience qu’ils ne le finiront sans doute jamais…
  • Le manque de reconnaissance : même si j’aimerai m’avouer le contraire, il reste difficile de dire qu’on écrit pas pour la gloire. Il est souvent complexe de persévérer dans une voie lorsque le succès n’est jamais au rendez-vous, même après plusieurs années d’investissement personnel. Entendez bien que continuer à écrire régulièrement vous fera forcément progresser, mais que ce progrès vous paraîtra une récompense bien mince si aucun lecteur n’est là pour le remarquer.
  • La perte de la passion : si parler de « passion d’écrire » sonne sûrement comme un véritable cliché, il est difficile de nier que l’écriture nécessite une passion à toute épreuve. Nous parlons quand même de s’enfermer des heures durant face à un écran ou devant une feuille blanche pour inventer un univers, des histoires, un monde, en s’isolant complètement de la réalité. Cela nécessite donc une certaine passion… passion qui risque un jour de se tourner vers d’autres centres d’intérêt.

Naturellement, j’oublie certainement quelques causes de démotivation plus ou moins évidentes dans le lot. Comme les raisons qui poussent l’auteur à écrire, je suppose  que c’est un peu l’ensemble de toutes les causes évoquées ci-dessus qui peut finalement pousser un écrivain à raccrocher la plume.

De manière générale,je dirais que l’écrivain perd sa motivation lorsqu’il ne voit plus de but profond ou d’intérêt au fait d’écrire des romans, et qu’il décide d’accorder son énergie à autre chose.

Le temps d'écrire.

Le manque de temps est une raison comme une autre pour arrêter l’écriture. Mais n’est-ce pas plutôt un prétexte ? (Crédits photos : new 1lluminati )

Faut-il se forcer à écrire un livre ?

À présent que j’ai bien plombé l’ambiance de ce début d’année et ruiné les motivations de chacun à écrire un bouquin, il faudrait peut-être me recentrer sur le sujet de cette page. La question de l’article étant, je le rappelle, doit-on se forcer à écrire quand on a perdu la motivation ?

Et à cette question, je pense pouvoir apporter une réponse claire et catégorique : oui et non !

Pourquoi ne vais-je pas me forcer à écrire ?

Au risque de ressembler au plus grand flemmard de l’univers, je dois vous avouer franco que j’ai ma réponse toute trouvée à cette question : non, je n’ai pas l’intention de me forcer à écrire.

Plusieurs raisons peuvent justifier ce choix :

  • Pour commencer, je n’ai jamais voulu m’imposer un rythme d’écriture. Le grand avantage d’un écrivaillon comme moi face aux auteurs de best-sellers est que nul ne m’attend. Je peux donc prendre le temps qu’il me faut, et décider si je le veux que je n’ai pas franchement envie d’écrire pendant quelques mois, voire quelques années. Et c’est une liberté créative dont j’entends bien profiter pleinement !
  • Ensuite, j’ai quelques autres projets qui m’occupent. En ce moment, je vous écris depuis l’autre bout du monde, et je vais bientôt mettre terme à un voyage de 6 mois à travers l’Asie. Une fois de retour en France, je pourrais certainement me recentrer sur l’écriture, et décider de m’imposer si je le veux une nouvelle routine d’auteur.
  • Enfin, je sais que j’ai toujours le virus de l’écriture en moi. Ce petit « passage à vide » (qui n’en est pas vraiment un !) ne va durer qu’un temps, et comme je sais que sa résolution sera naturelle, je ne vois pas pourquoi la forcer !

Mais il faut bien comprendre que je ne réponds pas ici à la question « faut-il se forcer à écrire ?« , mais bien à « dois-je me forcer à écrire ?« . Si j’ai mes propres raisons pour ne plus écrire, du moins temporairement, qu’en est-il de vous, cher lecteur ?

Devez-vous vous forcer à écrire ? (Crédit photo : Craig Sunter)

Devez-vous vous forcer à écrire ? (Crédit photo : Craig Sunter)

Pourquoi avez-vous arrêté d’écrire ?

Si vous êtes écrivain en herbe ou confirmé, et que vous vivez vous aussi une période de doute, il convient de vous poser les bonnes questions. La première étant : savez-vous pourquoi vous avez abandonné l’écriture ?

S’agissait-il d’une décision réfléchie ou assumée, ou avez-vous, comme moi, laissé le temps glisser sur vous ? L’autre question essentielle à vous poser est tout simplement : souhaitez-vous continuer à écrire ?

Je dois admettre que la liste établie ci-dessus concernait avant tout la perte de motivation profonde d’un auteur, celle qui le pousse vraiment à arrêter l’écriture et à passer à une autre étape de sa vie. Mais d’autres causes, moins avouables peuvent expliquer que vous avez vous aussi raccroché la plume :

  • Vous n’avez pas une méthode adaptée pour écrire un roman.
  • Vous n’êtes pas sûr(e) de votre talent.
  • Vous manquez de rigueur dans l’écriture.
  • Vous êtes trop facilement distrait(e).
  • Vous avez peur d’écrire n’importe quoi.
  • Etc.
Se mettre à écrire un roman est loin d'être aussi facile qu'on le croit... (Crédit photo : Cali4beach)

Se mettre à écrire un roman est loin d’être aussi facile qu’on le croit… (Crédit photo : Cali4beach)

Reste alors à déterminer si vous avez vraiment décidé d’abandonner l’écriture, ou si vous souffrez d’une simple baisse de motivation. Or, ce type d’introspection n’est pas toujours aussi facile qu’on le pense…

Pour en avoir le cœur net, je pense que vous devez vous poser une ultime question : arrêter d’écrire vous rend-il malheureux/se ? Si vous vous sentez coupable, moins fièr(e) de vous ou moins épanoui(e) depuis que vous avez abandonné l’écriture, c’est le moment de prendre les choses en mains !

Ne faites pas comme le semblant d’auteur qui a rédigé l’article interminable que vous avez sous les yeux, et reprenez-vous ! C’est le moment d’avancer sur votre projet d’écriture, de reprendre votre récit en main et de vous forcer à écrire ! Pourquoi ne pas commencer avec une heure d’écriture « forcée » par semaine, voire dix minutes par jour ?

Vous verrez qu’un tout petit peu de discipline va vous permettre de finaliser votre projet, lentement mais sûrement, et vous rendre la flamme de l’écriture. Et à l’heure des bonnes résolutions, vous vous devez bien ça, non ?

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15 réflexions sur “Faut-il se forcer à écrire des romans ?

  1. Félicitations, Pierrick, pour ce magnifique « faites ce que je dis et pas ce que je fais » 😉 !

    Pour en revenir au contenu de ce court et passionnant article, qui n’a jamais eu ce souci de choisir entre sa plume et jouer avec le jeune bambin en terrasse ?
    De mon point de vue personnel (visiblement, ce point de vue sera prédominant aujourd’hui) je parlerais moins de se forcer que de s’imposer un rythme. Pourquoi se fondre les neurones à écrire 30 pages qui seraient (malheureusement souvent) à reprendre lors d’une meilleure lune ? À contrario, risquer de perdre progressivement cette flamme de l’écriture à force de renoncements et d’abandons de plus en plus longs n’est pas non plus envisageable.

    Donc le rythme représente sans doute la solution. Une double page, par semaine, un jour précis, des conditions précises, un rituel comme pour le bain du bébé.
    Quelque chose qui nous touche encore plus que notre esprit de création, qui peut comprendre cette propension à la mollesse : notre attirance primaire à la routine. Je peux pratiquement vous garantir que cette journée deviendra le phare de votre semaine et qu’il y a toutes les chances que vous anticipiez inconsciemment ce qu’il y sera couché sur le clavier/papier. Cela se prépare : une ambiance hors de l’habitude (personnellement, c’est le café d’à côté. Je n’ai même plus besoin de commander, on m’apporte mon menu préféré avec le sourire), une déconnexion temporaire des notifications impertinentes qui vous coupent régulièrement vos élans, et les cris du bébé en sourdine pour un temps. Que du bonheur, donc.
    Et surtout, conservez un objectif simple : une double page ce n’est pas long à écrire. Deux bonnes heures au maximum. Vous avez plus d’inspiration ? Excellent, rallongez. Vraiment, vous êtes en panne aujourd’hui ? Au pire ces deux pages seront à relire la semaine suivante, etc…

    Combattre la paresse/désaffection par une régularité qui satisfera nos instincts et — pourquoi pas — un petit déjeuner dans le calme et la tranquillité.
    Ce n’est peut-être pas la recette de la motivation, mais une clé pour ne pas sentir cette flamme créatrice s’engluer dans l’inertie du quotidien, très certainement !

    • Effectivement, un « fais ce que j’dis pas ce que j’fais » honteusement assumé ! 😉 Je pense que l’idée est aussi de déterminer si l’abandon de l’écriture est volontaire ou non. Je pense que parfois, un auteur peut tout simplement ne plus vouloir écrire, et qu’il n’est alors pas honteux de tourner la page.

      Un grand merci pour tes conseils, qui sont très justes. Avoir une routine bien installée reste le meilleur moyen d’avancer vite et bien.

    • Merci pour ce commentaire ! 🙂 Je pense que l’essentiel est de bien comprendre ce qui nous bloque dans l’écriture. Si c’est effectivement la paresse, il peut être utile de « se forcer », ne serait-ce que quelques minutes. Il reste bien entendu assez limité de se forcer à écrire des heures durant, car le résultat final serait certainement de mauvaise qualité.

  2. Oui et non me semble être une assez bonne conclusion à une analyse plutôt perspicace des différentes causes de l’absence d’écriture. On comprend facilement qu’un long voyage peut combler l’esprit à d’autres niveaux et estomper le besoin/l’envie d’écrire.
    D’après ma propre expérience, je pencherais cependant plus pour le oui. Parce que je sais à quel point l’écriture me comble, et que souvent, si je ne m’y mets pas c’est simplement dû à mon amour immodéré pour la procrastination et la flemme/peur d’entreprendre un si gros travail. Ou encore, récemment je me suis trouvée à ne pas envie de poursuivre l’écriture de mon roman, parce que le sujet était émotionnellement difficile et qu’écrire dessus était drainant psychiquement. Évidemment, ce sont des cas très particuliers qui n’ont en aucun cas à voir avec la perte d’inspiration ou d’envie d’écrire.
    Je n’ai pas touché à mon roman depuis des mois, simplement parce que j’ai donné la priorité à d’autres projets et que je n’avais plus assez de temps de qualité à lui consacrer (et que, je dois le reconnaître, je me trouvais assez assommée devant la montagne de travail qui m’attendait, que ce soit entre la relecture du tome 1 ou la finalisation du premier jet du tome 2). Cela dit, ces derniers jours, son souvenir me trotte dans la tête et accompagne presque toutes mes pensées. J’écris un peu pour le blog, mais ce n’est pas pareil. Alors oui, je pense que d’ici peu, je vais me « forcer » à me remettre dedans, parce que je vais finir par être malheureuse si je continue de le délaisser. Mais alors cette action « forcée » va vite devenir un plaisir… tout est relatif et question de perspectives. Il faut savoir être à l’écoute de soi-même, et savoir pourquoi on fait certaines choses peut nous aider à y voir plus clair.
    J’ai lu cet article avec beaucoup de curiosité, il prouve bien qu’il n’existe (presque) jamais de réponses catégoriques dès qu’on commence à gratter un sujet. Et que ces réponses évoluent dans le temps, sans que cela soit grave ou inquiétant.

    • Merci 1000 fois pour cette réponse ô combien détaillée au sujet, et la pierre à l’édifice qu’elle apporte ! 😉

      Je suis bien d’accord avec toi sur le fait que l’écriture a tendance à combler, d’où la conclusion « si l’absence d’écriture est un poids, mieux vaut se forcer à s’y remettre ! ». Je pense malgré tout que certains auteurs abandonnent à juste titre, parce qu’ils ne sont tout simplement plus comblés par l’écriture, ou encore parce qu’ils sont comblés par d’autres choses.

      Mais il reste selon moi important de différencier le « j’arrête d’écrire car je suis comblé par d’autre chose » du « j’arrête d’écrire car je suis déprimé, flemmard, etc. ».

      Je trouve l’idée de ne plus avoir la force « psychique » d’écrire sur un roman dont le sujet t’es trop personnel assez intéressante, je n’y aurais jamais pensé ici car cela ne m’est jamais arrivé. Merci de ce témoignage ! 🙂

      • Je me permettrais d’ajouter une réponse plus personnelle à Pidiaime.
        La taille de projet entamé joue aussi énormément. Plus haut, je parlais de routine, il y a aussi la logique de quantité qui s’englue dessus (mot placé à juste titre).  » bon j’ai deux heures, je peux me refaire quelques pages » et « bon, j’ai 267 pages du tome 1 à relire, en avant! « . À moins d’avoir la semaine de disponible, c’est râpé…

  3. Magnifique sujet qu’il était essentiel d’aborder. Il est vrai que parfois on peut se sentir « forcer » d’écrire, mais personnellement quand je me « force » je ressens au final beaucoup de joie et d’excitation à l’idée d’avoir le cerveau stimulé quand je dois me sortir euh je voulais dire sortir mes personnages d’un sacré pétrin, quand je dois savoir quoi faire pour que ça reste logique et cohérent.
    J’adore écrire depuis toute petite, mais j’ai beaucoup de mal à me concentrer sur une seule histoire (j’en ai une dizaine en cours). Du coup parfois j’ai des moments à vide quand l’imagination n’est pas là et puis parfois j’ai une idée fulgurante qui fait avancer une de mes histoires.
    Syndrome de la page blanche? Hmm plus un mythe effectivement surtout quand on sait que parfois on n’écrit pas par pure flemme.
    Encore merci pour ton article, j’ai apprécié que tu exposes les vraies raisons de certains comportements d’écrivain.

    • Et merci pour ton commentaire et ton retour d’expérience ! 😉 10 romans en cours ? Tout cela doit demander pas mal de mémoire et d’organisation ! Mais je comprends tout à fait, c’est difficile de ne pas inventer de nouvelles idées de synopsis au fil du temps.

      • C’est avec plaisir que j’échange sur des sujets passionnants.
        Oui 10, même si je ne les considères pas toutes comme des romans, certaines histoires seront peut-être des nouvelles. Heureusement maintenant dès qu’une nouvelle idée germe j’essaie de la rapporter à une histoire déjà existante pour rester stable, car comme tu dis c’est beaucoup d’organisation. 🙂

  4. « Faut-il se forcer à écrire des romans ? » Fichtre ! Vous n’y allez pas par quatre chemins, comme on dit. Selon moi, l’acte d’écrire, ou tout autre acte créatif, ne peut pas être conditionné à une obligation (sauf dans le cas de défis et autres jeux oulipiens, ou de travaux de commandes).
    Quant à la forme, pourquoi celle du roman ? Parce que c’est l’idée que tout le monde se fait de l’écriture ? Pourquoi pas celle de la nouvelle, de la novella, de la poésie, du théâtre ? etc. Personnellement, je me sens très à l’aise avec les nouvelles et les novellas. Écrire, avant tout, doit rester un plaisir. Une joie. Un travail que l’on fait joyeusement.
    J’ai essayé de réfléchir à ce que vous disiez par rapport à l’envie d’écrire qui s’arrête, qui n’est plus là. Toutes les questions que vous posez pour essayer de trouver le nœud du problème sont très pertinentes, honnêtes et raisonnables. Toutes celles et ceux qui écrivent se les sont posées, un jour. Mais je pense à autre chose ; et si tout simplement, l’envie d’écriture était liée à un certain moment de la vie ? Et une vie, ça peut être long… On peut changer, évoluer, découvrir d’autres univers. C’est un aspect à envisager. En tout cas, ne pas se focaliser sur l’aspect du caractère quasi sacré de l’écriture, libère l’esprit.
    Je vous souhaite une bonne continuation,
    Marguerite Rothe (alias Clovis Tessier)

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