Jusqu’à quel point détailler l’univers d’un roman ?

Ceux qui suivent ce modeste blog depuis longtemps savent que je me suis toujours attaché à l’univers d’un roman : son contexte, son atmosphère, ses lieux, ses personnages, son bestiaire… Il faut dire qu’un roman à l’univers travaillé, crédible et détaillé a bien plus de chances de toucher le lecteur. Cependant, et avant de passer des mois entiers dans la création d’un univers littéraire, il peut être utile de s’interroger : jusqu’à quel point détailler ledit univers ? Jusqu’à quel niveau de détail faut-il aller ? Combien de temps accorder à la création de cet univers ? C’est justement le sujet dont nous allons parler aujourd’hui.

Crédits : Tatiana T

Qu’est-ce que l’univers d’un roman ?

Commençons par le commencement, et rappelons en quoi consiste exactement le fameux « univers » dont il est question.

L’univers : toile de fond de votre intrigue

Par « univers », j’entends ici background, contexte, toile de fond… L’univers est tout simplement le décor dans lequel se joue votre intrigue, le lieu et l’espace dans lesquels évoluent vos personnages.

Plus votre intrigue est éloignée de notre époque, de notre temps et de notre espace, et plus vous allez devoir travailler la création de votre univers :

  • Un roman qui se déroule en France (ou en Belgique/Canada/Suisse, etc. pour nos amis francophones mais non français) et à notre époque exigera de votre part assez peu de travail de recherche.
  • Le même roman qui se déroule en France, mais dans les années 50, nécessitera que vous vous renseigniez plus en détail sur le contexte de l’époque.
  • Si le roman des années 50 se déroule à présent en Chine, vous allez devoir vous renseigner à la fois sur la Chine et ses coutumes, mais aussi sur son Histoire.
  • Si le roman se déroule dans un million d’années, à Galactub, une galaxie lointaine de notre voie lactée, il faudra créer tout ce nouvel univers : ses planètes, ses espèces, ses technologies, etc.
  • Si le roman se déroule dans les Terres Oubliées, un univers de fiction Heroic-Fantasy, il faudra également créer ce nouvel univers : son Histoire, ses races, sa magie, etc.

Vous comprenez l’idée ! Quels que soient la toile de fond ou le genre de votre roman, son univers se devra d’être au maximum cohérent et détaillé.

Si le contexte peut s’avérer assez secondaire dans certains romans (notamment les romans centrés sur les relations ou les personnages), il peut être indispensable au succès d’un ouvrage (en partie si l’intrigue s’appuie sur le voyage, l’exploration, la découverte ou l’exotisme).

L’univers de votre roman se doit d’être crédible et détaillé (Crédits : Lukas Vojir)

Comment se traduit le contexte du roman ?

Si la création de l’univers d’un roman exige souvent un grand travail de fond, c’est tout simplement parce que le contexte de votre livre nécessite que vous réfléchissiez à tous les détails :

  • Les lieux,
  • Les évènements historiques,
  • La politique,
  • Les coutumes,
  • L’habillement,
  • Les technologies,
  • Les animaux,
  • Les références entre les personnages,
  • Les objets,
  • La manière de parler,
  • Le climat social,
  • Les factions en présence,
  • Le quotidien des personnages, etc.

Cette attention aux détails peut passer au choix par :

  • Un travail de recherche : si votre ouvrage a une vocation historique ou réaliste.
  • Un travail de création : si votre roman se déroule dans un univers original, que vous créez de toutes pièces.

Bien souvent, recherche et création sont interdépendantes dans la création d’un univers réaliste et cohérent.

Univers et intrigue : deux notions bien différentes

À présent que vous avez une idée plus claire de ce que j’entends par « univers », rappelons qu’il est bon de ne pas (trop) mélanger l’univers et l’intrigue d’un roman.

Et pour cause, ces notions sont finalement assez différentes :

  • L’univers : est en quelque sorte le décor de votre roman, auquel le lecteur peut ou ne peut pas faire attention.
  • L’intrigue : est l’histoire de votre roman (composée en grande partie par les interactions entre vos différents personnages), à laquelle le lecteur fera forcément attention.

L’une des différences entre ces deux éléments est que l’auteur ne dévoile pas tout l’univers au lecteur, il lui dévoile en revanche toute l’intrigue. Une fois le récit fini, il se peut que l’auteur ait gardé des éléments de son univers secrets du lecteur, parce qu’il compte les révéler dans un autre ouvrage ou ne les juge pas indispensables à son récit.

En soi, l’intrigue est toujours plus importante que l’univers, puisque le roman entier repose sur l’intrigue. L’univers est cependant là pour appuyer et servir cette intrigue, puisqu’il peut participer à rendre l’intrigue plus complète, plus organique, plus cohérente, plus naturelle.

Imaginez que vous soyez au théâtre, devant Roméo et Juliette. Les comédiens connaissent parfaitement leurs textes et sont excellents ? C’est l’intrigue. Les costumes d’époque et les décors sont saisissants de réalisme et de détail ? C’est l’univers.

En soi, des comédiens excellents qui jouent dans un décor en carton-pâte vous feront certainement passer un meilleur moment que des comédiens médiocres dans de beaux costumes, même si l’idéal reste finalement que tout soit réussi !

Pourquoi travailler l’univers d’un roman ?

Si le sujet de cet article vise à voir dans quelles limites il faut détailler l’univers de son roman, rappelons en premier lieu que bien travailler le contexte de son récit est primordial.

Si une grande partie de votre attention doit se porter sur vos personnages et sur votre intrigue, n’oubliez pas que l’univers du récit joue également une partie essentielle dans l’adhésion du lecteur à votre texte :

  • Un univers bien travaillé permet de créer des personnages plus profonds, qui ont une histoire et s’inscrivent dans un environnement réaliste.
  • Pour certains genres (notamment la fantasy, la science-fiction, le roman historique ou encore le roman régional), l’univers participe en grande partie à l’intérêt du récit.
  • La richesse et la cohérence de l’univers aident le lecteur à se sentir impliqué dans le récit, et le poussent à vouloir en découvrir toujours plus.
  • Un univers intéressant peut supporter les éventuelles faiblesses d’un récit, ou participer à les expliquer.

Comme dit plus haut, tous les romans n’ont pas nécessairement besoin d’un univers parfaitement travaillé, mais proposer au lecteur un contexte cohérent et riche ne peut qu’améliorer la qualité globale d’un roman.

Construire un univers détaillé permet d’apporter sa touche finale à votre œuvre (Crédits : Charles Hutchins)

Les limites d’un univers trop détaillé

Nous arrivons au cœur du sujet : travailler son récit oui, mais à quel point ?

Je dois avouer que ce sujet m’a été grandement inspiré du commentaire d’un lecteur sur ce blog (Louis, que je salue au passage), qui s’interrogeait notamment sur la nécessité d’utiliser du vocabulaire très spécifique, mais potentiellement inconnu du lecteur, quand il s’agissait de parler de vêtements d’époque :

« Imaginons que mon roman se passe dans une chine d’époque Ming. Lorsque je vais parler des vêtements, est-ce que je dois dire directement le nom précis du vêtement (par exemple Zhiduo ou Hanfu) au risque de perdre le lecteur, ou dois-je utiliser un nom plus générique mais aussi plus compréhensible (« robe » tout simplement). »

Ce commentaire mettait parfaitement en valeur un élément primordial : être trop précis dans l’exploitation d’un univers peut parfois gêner à la compréhension du lecteur.

Voyons ensemble en quoi un univers trop détaillé ou trop réfléchi peut nuire à l’activité d’un auteur :

Créer le contexte de l’intrigue : un travail d’orfèvre

En premier lieu, créer un background très riche pour l’intrigue de son roman est une tâche longue et compliquée.

Il faut donc comprendre qu’il s’agit d’une véritable contrainte pour tout auteur. Certes, cette contrainte est souvent indispensable, mais ce n’est pas une raison pour la rendre plus difficile que nécessaire.

Il est bon de bien cadrer vos besoins en matière de délimitation de l’univers du roman, et de concentrer vos recherches sur l’essentiel :

  • Si vous travaillez sur un roman historique ou ancré dans une époque ou un lieu précis, sachez concentrer vos recherches sur ce qui vous concerne directement. Inutile de s’informer sur la Renaissance française si votre récit se déroule au Moyen-Âge, et inutile de vous informer à 100% sur la vie monastique au Moyen-Âge si le récit ne comporte pas un seul moine !
  • Si votre roman se déroule dans un univers de votre invention, sachez vous concentrer sur les éléments qui concernent directement votre récit. Si l’intrigue se déroule dans un seul pays, libre à vous d’imaginer le nom des autres pays ou leurs caractéristiques… mais il sera contre-productif de créer la géopolitique ou l’Histoire de chaque pays, quand bien même certains ne seront jamais évoqués dans l’ouvrage.

Il ne faut jamais oublier que vous écrivez un roman, et pas une encyclopédie. J’ai connu certains auteurs qui passaient des années à détailler leur univers dans les moindres détails, sans même avoir écrit une ligne de leur roman.

Bien entendu, je ne dis pas que créer un univers riche au possible est mauvais pour la qualité d’un roman, mais si ce travail d’orfèvre ne vous laisse même pas le temps d’écrire ledit roman, à quoi bon ?

Background trop détaillé : quand trop de détail tue le détail !

L’autre revers de la médaille d’un contexte trop riche se fait du côté du lecteur. Plus votre récit est ancré dans un univers détaillé, et moins le lecteur se sentira à l’aise et intégré au récit.

Avoir un récit trop détaillé peut en effet entraîner deux défauts majeurs pour tout roman :

  • Une absurdité de détail : plus votre univers est riche dans votre tête, et plus vous aurez la volonté de transmettre ces détails au lecteur. Le problème ? Le lecteur n’est pas forcément un grand fan de détails inutiles. Certes, vous trouvez peut-être intéressant de savoir que les bijoux du personnage principal sont issus du travail de mineurs exploités dans un pays lointain, mais si cet élément n’est pas indispensable au récit, le lecteur s’en moquera royalement !
  • Des références trop nombreuses : l’autre risque est que le roman contienne trop de termes inconnus pour le lecteur. Noms propres, noms communs, références historiques, géographiques, politiques, etc. Si chaque page du roman comporte une dizaine de termes totalement opaques pour le lecteur, vous risquez de le perdre rapidement.

Pour comprendre en quoi l’univers peut finir par tuer l’intérêt du lecteur, il suffit de s’appuyer sur un exemple. Imaginez que vous ouvriez mon ouvrage de science-fiction et que vous tombiez sur ça :

Zenax, fils du grand Zalirul et maître de la Confédération des Quinze mondes zirguliens, dominait l’assemblée du Plexigruss de toute sa hauteur. Il portait un félibus en tissu de zoomlack, qui mettait parfaitement en valeur ses tentacules orangées. Face à lui se bousculaient des groupes entiers de Soulmèches, de Sipaphors et de Yelbuchs, tous réunis pour discuter du huitième conflit Klamidus. On trouvait également une congrégation de Meliflex, tous armés de menaçants galitrouls verts et jaunes, et qui n’étaient bien entendu pas là pour faciliter les négociations avec les Kalimariens. Mais tout ce beau monde ignorait que Silmazel, vénérable dignitaire des Guliflex et héros du conflit soulmalien, était également présent, plus que jamais prêt à utiliser son famitron pour transformer le conseil en chair à kloomlick.

En soi, je peux être persuadé de vous décrire avec exactitude les excitantes prémices d’un conflit galactique qui pourra tenir le lecteur en haleine durant de longs chapitres. Dans les faits, mon texte est aussi intéressant qu’un dictionnaire bulgare-latin, et rares seront les lecteurs à passer la première page.

Un univers trop complet deviendra rapidement illisible (Crédits : Razorray15 )

Univers complet, univers complexe ou univers compliqué ?

Dès lors qu’on a réalisé qu’un univers trop riche pouvait avoir ses limites, il est bon de comprendre que l’univers le plus détaillé au monde n’est pas forcément le meilleur.

Quand vous travaillez sur le background de votre roman, et plus encore quand vous utilisez ce travail lors de la rédaction, n’oubliez jamais que le lecteur est vierge de toutes les connaissances que vous avez accumulées sur le contexte de votre histoire.

Il est dès lors important de savoir distinguer :

  • Un univers complet, c’est-à-dire un univers efficace et cohérent, qui sert parfaitement l’intrigue.
  • Un univers complexe, c’est-à-dire un univers profond et richement détaillé, qui peut être un atout pour l’intrigue, mais pourrait être difficile à utiliser.
  • Un univers compliqué, c’est-à-dire trop riche , qui aura davantage tendance à desservir l’intrigue et à perdre le lecteur.

Notez au passage que la complexité d’un univers ne dépend pas uniquement de vos recherches et de votre travail de création, mais aussi de votre manière d’écrire. Un univers extrêmement complexe peut être simplement expliqué au lecteur, tout comme un univers basique peut paraître compliqué si l’auteur ne fait aucun effort de pédagogie.

Comment travailler le contexte de son roman sans perdre le lecteur ?

À présent que nous avons cassé du sucre sur le dos des univers bien détaillés, il convient de trouver une conclusion à notre article. Car le but de cette page n’est pas de décrier le travail de contextualisation du récit, bien au contraire.

Vous avez tout intérêt à créer un univers riche, complexe et détaillé, mais il faut savoir le présenter au lecteur de manière simple… ce qui est une autre paire de manches ! Pour réussir à ne pas vous perdre et à ne pas en faire trop, il convient de respecter quelques règles simples, que nous allons examiner ici :

Travailler l’intrigue en premier lieu

Comme nous l’avons vu plus haut, l’univers doit servir l’intrigue, et non l’inverse. En conséquence, une bonne manière d’éviter que l’univers ne vienne nuire à l’intrigue reste de penser en premier lieu à cette dernière.

Se concentrer sur l’intrigue en premier lieu va vous permettre de bien délimiter ce qu’il est nécessaire de travailler dans l’univers du roman. Qui sont les personnages principaux (milieu social, background, profession, etc.) ? Quelle est leur histoire ? Que vont-ils réaliser durant le récit ? Dans quels lieux vont-ils passer ? Avec qui vont-ils interagir ?

Avoir une idée claire du déroulement du roman va vous aider à déterminer quelles parties de l’univers travailler en priorité, et vous aider à ne pas vous disperser dans sa création.

Limiter le lexique « technique »

Pour qu’un livre soit agréable à lire, il est primordial que l’auteur et son lecteur parlent le même langage. Eh oui, j’ignore si vous en avez déjà fait l’expérience, mais lire un ouvrage rédigé dans une langue que vous ne maîtrisez pas n’est pas une expérience des plus agréables.

En conséquence, il est important que l’auteur d’un roman sache rester simple dans le vocabulaire qu’il utilise. Mieux vaut donc limiter au maximum l’usage d’un vocabulaire technique. Notez que par « technique », j’entends ici un lexique complexe et inconnu du grand public (propre à une civilisation, à une époque, à un secteur professionnel, etc.) ou un lexique imaginaire.

L’idée n’est pas de s’interdire tout mot un peu complexe, mais de savoir expliquer les mots rares quand cela est nécessaire, et de ne pas les utiliser s’ils ne sont pas indispensables. Pour reprendre le commentaire de notre ami Louis, en extrait plus haut, cela vaut-il vraiment le coup d’utiliser le terme Zhiduo plutôt que de dire « robe » si la mention exacte de ce vêtement d’époque n’a aucun intérêt sur le récit ?

Important : naturellement, à l’auteur de s’adapter à son lectorat cible. Un égyptologue pourra utiliser à foison des termes techniques s’il rédige un traité sur l’Égypte ancienne pour ses pairs, mais il ne devra alors pas s’offusquer si le grand public se désintéresse totalement de son œuvre.

Utiliser la technique de l’entonnoir inversé

Il ne faut surtout pas croire qu’un univers riche est une tare, bien au contraire. Cependant, un univers doit savoir ne pas être trop riche d’emblée de jeu, pour ne pas perdre le néophyte. Une bonne solution pour cela est d’utiliser la technique de l’entonnoir inversé.

L’idée de cette technique est de dévoiler très peu de l’univers durant les premiers chapitres, puis d’étendre peu à peu ce dernier au fil de l’aventure. C’est notamment une technique incontournable si vous envisagez l’écriture d’une saga en plusieurs tomes.

Comprenez bien que personne n’aime lire une encyclopédie. Si le début de votre roman commence par quinze pages de narration sur l’Histoire du pays et les intrigues politiques, vous allez perdre énormément de monde. Au contraire, commencer l’ouvrage in medias res et dévoiler peu à peu votre univers au lecteur va vous aider à faire passer la pilule.

Une fois le lecteur happé par votre récit et votre univers, il sera davantage enclin à « supporter » un peu de contexte, et à s’investir dans la compréhension de votre univers. Comprenez bien que ce n’est pas un hasard si la plupart des sagas littéraires ont un premier tome plus léger que les suivants.

La technique de l’entonnoir inversé permet d’initier progressivement le lecteur à votre univers (Crédits : Daniel Benden)

Show, don’t tell

Autre remarque pour ne pas en faire trop, ressassons ici le conseil d’écriture par excellence, le fameux « Show, don’t tell » (montre, ne dis pas).

Le principal défaut qui va faire fuir le lecteur sera tout simplement une profusion de textes narratifs, présents pour expliquer clairement au lecteur la richesse de l’univers dans lequel les personnages évoluent. Certes, un peu de narration n’a jamais fait de mal à personne, mais il ne faut pas que cette dernière devienne rébarbative.

Bien souvent, il est préférable de montrer ce qu’est l’univers au lecteur plutôt que de le lui expliquer. Votre personnage principal vit sous un régime totalitaire ? Faites-le échapper à un rafle ou assister à une violente répression policière plutôt que d’expliquer au lecteur.

N’oubliez d’ailleurs pas que la richesse d’un univers ne se fait pas nécessairement dans l’exhaustivité des informations délivrées au lecteur. Au contraire, garder un peu de mystère autour de certains éléments de l’univers peut participer à tenir le lecteur en haleine et à lui faire comprendre que l’univers du roman regorge de richesses à exploiter.

Écrire le roman

Dernier conseil pour la route, et non des moindres, il est important de vous forcer à entamer l’écriture du roman. Je ne dis pas qu’il ne faut pas travailler le contexte ou commencer l’écriture sans avoir aucune idée de l’univers de votre récit, mais il ne faut pas que la création de votre univers soit une excuse pour repousser sans cesse l’écriture de votre roman.

Ce n’est pas parce que vous avez déjà entamé l’écriture du roman qu’il vous sera impossible de revenir sur l’univers et de rajouter quelques détails par la suite. Au contraire, c’est bien souvent en entamant la rédaction de l’intrigue que vous allez découvrir certaines failles ou éléments manquants au sujet du contexte, et donc enrichir de dernier.

Si cela fait des mois et des mois que vous buchez sans cesse pour créer un univers aux petits oignons, sans même avoir rédigé la première phrase du roman, ne cherchez plus : vous êtes en train de développer à outrance l’univers du roman, et il est plus que jamais le moment de vous lancer !

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6 réflexions sur “Jusqu’à quel point détailler l’univers d’un roman ?

  1. Un article fort intéressant. Je ne suis pas entièrement d’accord sur l’ensemble, mais je lis essentiellement des romans de l’imaginaire dans lesquels l’univers tien justement une place prépondérante, et joue sa partition à l’image d’une tierce personne. L’univers en fait la saveur, sans compter le nombre de romans tels les planet-operas dont la star du livre est l’environnement. Et cela n’est pas une niche minuscule et confidentielle (Dune).
    En revanche, je suis entièrement d’accord que l’intrigue demeure primordiale même si l’univers fait partie intégrante de celle-ci. Un roman où le seul univers mis en place est réussi n’a que peu d’intérêt.
    Effectivement toute la difficulté réside dans le timing et la pertinence des informations, l’infodump lourd et visible est un tantinet agaçant s’il perdure. Pour autant, j’avoue aimer les mondes étranges avec des termes, des habitudes inusitées, quelque chose d’exotique.
    récemment j’ai eu le bonheur de lire des romans de GG Kay qui réalise un travail fabuleux en amont de ces romans pour construire des intrigues bouleversantes dans des époques plus ou moins lointaines et des pays divers Il utilise parfaitement le Show, don’t tell, et c’est ce qui fait une grande différence

    • Merci pour ce commentaire. 🙂 J’espère bien que vous n’êtes pas entièrement d’accord avec moi ! C’est justement l’un des intérêts d’évoquer ce type de sujets : confronter les opinions.

      Je pense que certains romans (ou autres œuvres de l’esprit d’ailleurs) peuvent réussir à créer un effet unique et réussi tout en restant totalement opaques pour le lecteur, mais parvenir à un tel exploit est loin d’être facile.

      Voilà qui me donne en tout cas envie de découvrir du GG Kay !

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